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Ghaza/PAM : un tiers des enfants de moins de deux ans souffrent de malnutrition aiguë

Un tiers des enfants de moins de deux ans souffrent de malnutrition aiguë qui se propage à un « rythme record », dans la bande de Ghaza, a indiqué mercredi le Programme alimentaire mondial (PAM).

En raison de la guerre contre les Palestiniens, menée par les forces d’occupation sioniste depuis bientôt six mois et des restrictions, la population ghazaouie, particulièrement celle des districts de Ghaza et du nord de l’enclave palestinienne, est au bord de la famine, tandis qu’une grave pénurie de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant frappe ce territoire à la suite du siège total imposé par l’entité sioniste.

Dans ce climat de raids aériens et de bombardements sionistes, « le repas traditionnel que les familles apprécient normalement pour marquer la fin du Ramadan ce mois-ci semble impossible », a déploré le PAM, qui fournit chaque mois à 1,45 million de personnes à Ghaza des aliments dont elles ont désespérément besoin.

« Mais à mesure que la famine se rapproche, nous avons besoin d’un accès plus large. Nous avons besoin d’un cessez-le-feu », a affirmé l’agence onusienne sur le réseau social X.

De son côté, l’Agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a souligné également que l’ONG « Save the Children » a confirmé qu’à ce jour, 27 enfants sont déjà morts de faim et de maladie.

« L’ONG a averti que les enfants de Gaza ne reçoivent pas la nourriture et les soins médicaux dont ils ont besoin pour survivre, la nourriture étant bloquée à chaque tournant et le système de santé anéanti », a déclaré l’UNRWA, ajoutant que plus de 13.000 enfants ont été tués à Ghaza depuis le 7 octobre.

Ces derniers développements interviennent alors que les opérations d’aide à Ghaza suscitent de nouvelles inquiétudes en matière de sécurité, après que la World Central Kitchen ait signalé qu’une frappe aérienne sioniste sur l’un de ses véhicules a tué sept travailleurs humanitaires à Deir al-Balah, dans le centre de Ghaza. Selon le Coordinateur humanitaire de l’ONU pour les territoires palestiniens occupés, Jamie McGoldrick, il ne s’agit pas d’un incident isolé.

Un décompte effectué le 20 mars fait état d’au moins 196 humanitaires tués depuis octobre 2023. C’est presque trois fois plus que le nombre de morts enregistré dans n’importe quel conflit au cours d’une année.

« Depuis octobre 2023, le territoire palestinien occupé est devenu l’un des endroits les plus dangereux et les plus difficiles à travailler au monde.

Il n’y a plus d’endroit sûr à Ghaza », a fait valoir M. McGoldrick, rappelant qu’au 1er avril, le nombre total de collègues de l’UNRWA tués depuis le début des hostilités s’élevait à 176, dont plusieurs dans l’exercice de leurs fonctions.

Agences

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