Ghaza : les autorités sanitaires confirment un premier cas de polio

Les autorités sanitaires palestinienne ont déclaré samedi (17 août) avoir détecté le premier cas confirmé de polio dans la bande de Ghaza, dans la ville de Deir Al-Balah, chez un bébé de 10 mois qui n’avait pas reçu la dose de vaccin nécessaire contre la polio.
Une couverture vaccinale d’au moins 95 % sera nécessaire lors de chacun des deux cycles de la campagne pour prévenir la propagation de la polio et réduire son émergence compte tenu de la dévastation à Gaza, a déclaré Guterres.
Il a souligné que le ministère a enregistré jusqu’à présent trois cas suspects dans trois gouvernorats, dont un positif.
Il a ajouté que la poursuite de l’agression brutale sioniste contre la bande de Ghaza a entraîné une catastrophe sanitaire, d’après les observations des ONG internationales, outre le manque de besoins d’hygiène de base, le manque de services d’assainissement, l’accumulation de déchets dans les rues et autour des lieux où les personnes déplacées sont abritées, et le manque d’eau potable, qui créé un environnement propice à la propagation et à la transmission de nombreuses épidémies, notamment de maladies d’origine hydrique, telles que le poliovirus.
Le ministre de la Santé palestinien, Majed Abu Ramadan, a exhorté la communauté internationale à exiger un cessez-le-feu afin de vacciner des centaines d’enfants.
Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé les parties au conflit à Ghaza à fournir des assurances concrètes garantissant des pauses humanitaires afin qu’une campagne de vaccination contre la polio puisse être menée.
Selon l’ONU, une campagne réussie nécessitera la facilitation du transport des vaccins et du matériel de réfrigération à chaque étape, l’entrée d’experts de la polio à Gaza, des services Internet et téléphoniques fiables, ainsi que d’autres éléments.
Le poliovirus envahit le système nerveux et peut provoquer une paralysie totale en quelques heures, selon l’OMS.
Le virus se transmet principalement par voie oro-fécale ou, moins fréquemment, par une voie commune (par exemple de l’eau ou de la nourriture contaminée) et il se multiplie dans l’intestin.
Les enfants de moins de 5 ans sont les plus exposés au risque de contracter cette maladie virale, en particulier les nourrissons de moins de 2 ans, car les campagnes de vaccination normales ont été perturbées par 10 mois d’agression sioniste contre la population sans défense à Ghaza.
(Reuters et Wafa)




