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Ghaza: des ONG alertent sur le sort des personnes âgées confrontées à une crise sanitaire majeure

Les ONG Amnesty international et HelpAge International alertent sur le sort des personnes âgées à Ghaza, confrontées à une crise sanitaire majeure, exigeant des autorités sionistes de lever « immédiatement et sans condition » le blocus imposé à l’enclave palestinienne pour permettre le libre acheminement des produits essentiels.

« Privées de soins, d’alimentation et de toits, elles (les personnes âgées) subissent de plein fouet le blocus imposé par (l’entité sioniste).

Aux côtés de HelpAge International, nous alertons?: leur sort ne doit pas être oublié », écrit une branche d’Amnesty International sur son site internet. Pour porter leur voix et rendre visibles leurs souffrances, l’ONG est allée à leur rencontre.

Les témoignages recueillis par Amnesty International « rejoignent les mêmes constats que ceux de l’enquête menée par HelpAge International?: les personnes âgées à Ghaza sont confrontées à une crise sanitaire majeure », a-t-elle affirmé.

Selon les deux organisations, ces personnes âgées sont « privées de nourriture, de soins, de médicaments, de toit. Et pour certains, de la possibilité même de fuir et de se déplacer ».

« A Ghaza, la population est privée de vivre. Le génocide se poursuit, en toute impunité », a dénoncé Amnesty International.

Nombre de personnes âgées interrogées par l’organisation indiquent avoir perdu énormément de poids.

« A Ghaza, la famine s’infiltre dans tous les corps , a cause du blocus imposé par (l’entité sioniste), l’alimentation est devenue une denrée rare.

Des milliers de personnes dépendent de cantines, qui ne sont pas à même de fournir de quoi manger en quantité suffisante », affirme l’ONG.

S’appuyant sur les données de l’enquête menée par HelpAge International, Amnesty International a précisé que 48% des personnes interrogées avaient réduit leur ration pour que d’autres personnes puissent manger.

Pour les personnes âgées à Ghaza, la maladie est un autre véritable défi au quotidien.

« Les problèmes de santé chroniques comme le cancer ou le diabète font légion parmi les plus âgés.

Or, pour la majeure partie de la population, l’accès au soin est impossible », dénonce l’organisation, ajoutant que 68 % des personnes interrogées avaient réduit ou arrêté leur traitement en raison du manque de stock de médicaments.

D’après l’Organisation mondiale de la santé, moins de 14 des 36 hôpitaux de Ghaza fonctionnaient partiellement au mois d ‘octobre 2025.

Et moins d’un tiers des services de rééducation étaient ouverts. De fait, beaucoup sont contraints d’arrêter ou de rationner leurs médicaments. Soit parce qu’ils sont devenus indisponibles, soit parce que leur prix a triplé, voire quadruplé.

Sur place, c’est aussi la santé mentale des plus âgés qui est considérablement impactée.

« La tristesse, l’anxiété, la solitude et les insomnies à répétition contribuent au dénuement et à l’immense souffrance auxquels ils sont confrontés », a ajouté Amnesty international. Selon le ministère palestinien de la Santé, 4?813?personnes âgées avaient été tuées à Ghaza, entre octobre 2023 et début décembre 2025.

« Un chiffre qui sous-estime largement la réalité », fait remarquer l’ONG, expliquant que ce chiffre ne prend pas en compte l’impact des destructions massives de structures médicales, d’habitations et de terres agricoles.

* »Les droits des personnes âgées à Ghaza ne doivent pas être ignorés?! Et leur sort ne doit pas être oublié », a martelé Amnesty international, affirmant que les autorités sionistes « doivent lever leur blocus immédiatement et sans condition pour permettre d’acheminer librement des produits essentiels, y compris des médicaments et des matériaux pour construire des abris ».

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