Ghana : le gouvernement interdit l’exportation de céréales et du soja

Le Ghana a suspendu les exportations de produits agricoles stratégiques tels que le riz, le maïs et le soja afin de garantir la disponibilité de ces cultures sur le marché intérieur dans un contexte où la sécheresse affecte la récolte dans les principales zones de production situées dans le nord du pays.
L’annonce a été faite lundi par le ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Bryan Acheampong, qui a affirmé que les exportations de ces produits sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.
Comme dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, les céréales constituent l’aliment de base pour la population.
Le pays, confronté à des conditions climatiques extrêmes, anticipe une diminution des récoltes et de son approvisionnement local.
D’après les données du ministère ghanéen de l’Agriculture, huit régions qui assurent annuellement 62 % de l’approvisionnement national en céréales sont touchées par ce phénomène climatique.
Parmi les autres cultures affectées figurent l’arachide, le sorgho, le millet et l’igname.
« 435.872 agriculteurs cultivant une superficie estimée à 871.745 hectares ont été directement touchés par la sécheresse. Les pertes d’investissement qui y sont liées sont évaluées à 3,5 milliards de cedis (224 millions dollars), ce qui représente une perte de revenus potentielle de 10,4 milliards de cedis (666 millions dollars) », indique la même source.
Face à cette situation, le ministre de l’Agriculture a également annoncé la mise en œuvre d’un programme d’aide d’urgence pour soutenir les agriculteurs et remédier à la pénurie de céréales qui se profile.
Pour financer ce programme, le gouvernement prévoit notamment de lever 500 millions dollars auprès de ses partenaires financiers, dont la Banque mondiale.
Au Ghana, la production de céréales s’est élevée à 5,8 millions de tonnes en 2023, d’après les données de la FAO, le maïs représente généralement la moitié de cette production.
APS




