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France : le gouvernement Lecornu survit de justesse à une motion censure

Le gouvernement français a évité de justesse une motion de censure jeudi, offrant un répit temporaire après une période de turbulences politiques, avant une nouvelle épreuve autour du budget.

La motion de censure, déposée par le parti de gauche La France insoumise, a recueilli le soutien de 271 députés sur les 577 sièges de l’Assemblée nationale, soit moins de la majorité absolue de 289 voix requise pour renverser le Premier ministre Sébastien Lecornu et son cabinet.

Pour tenter de rallier les socialistes, le Premier ministre français avait annoncé mardi la suspension de la réforme des retraites, une concession jugée insuffisante par LFI, les Écologistes et plusieurs élus du PS.

Une deuxième motion de censure, déposée par le RN et l’UDR, a reçu moins de soutien, avec seulement 144 députés votant en sa faveur.

« Le PS porte une responsabilité historique », dans l’échec de la motion de censure déposée par LFI, a dénoncé Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, appelant les sympathisants et militants du PS à « rompre les rangs ».

« Le Premier ministre Lecornu, comme le président Emmanuel Macron, sont en sursis et plus tôt que tard le président de la république devra partir. Nous redéposons donc une motion de destitution du président de la république aujourd’hui », a-t-elle ajouté.

La survie de Lecornu a permis à la France de souffler un peu après des semaines d’instabilité politique qui ont plongé le pays dans une profonde incertitude politique quant à son avenir et pesé sur son économie . Si la motion de censure contre Lecornu avait abouti, le gouvernement aurait été le deuxième à s’effondrer en moins de deux semaines.

Le gouvernement de Lecornu, proche allié du président Macron, est le quatrième que la France ait formé en moins d’un an. Lecornu a démissionné la semaine dernière après moins d’un mois de mandat, pour être reconduit quelques jours plus tard, ce qui a suscité la colère de ses opposants qui réclamaient la convocation d’élections législatives anticipées ou la démission de Macron.

(Agences)

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