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Face aux « calamités climatiques », le monde doit mieux s’adapter, estime l’ONU

Le monde est loin d’être prêt aux « calamités » causées par le changement climatique, et les moyens consacrés à l’adaptation des pays doivent être considérablement renforcés, estime jeudi, l’ONU, à quelques jours du début de la COP29, qui se déroulera à Bakou, en Azerbaïdjan, du 11 au 22 novembre.

« Les calamités climatiques sont notre nouvelle réalité. Et nous ne sommes pas à la hauteur », indique le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, appelant à « nous adapter, dès maintenant ». Le chef de l’ONU rappelle les récentes catastrophes climatiques – crues, incendies, ouragans – dont les inondations meurtrières en Espagne sont la dernière illustration.

Les efforts mondiaux d’adaptation au changement climatique – de la construction de digues à la plantation de cultures résistantes à la sécheresse – n’ont pas suivi le rythme du réchauffement de la planète qui a accéléré fréquence et intensité des catastrophes. Pour l’Organisation météorologique mondiale (OMM), 2024 est en passe de devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée, alors que l’observatoire européen Copernicus souligne que ce sera quasi certainement la première année avec plus de 1,5 C de réchauffement.

Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), les fonds publics internationaux alloués aux pays les plus pauvres pour les mesures d’adaptation sont loin d’être suffisants : avec 28 milliards de dollars en 2022, ils ne couvrent même pas un dixième des besoins, évalués à entre 215 et 387 milliards de dollars annuels d’ici à 2030.

A la COP26, les Etats s’étaient engagés à doubler ce montant d’ici à 2025 pour atteindre 40 milliards de dollars par an mais, même ainsi, le manque de financements resterait « énorme » et les sommes ne seraient « pas à la hauteur du défi », estime le PNUE.

« Les Etats doivent augmenter de façon spectaculaire leurs efforts en faveur de l’adaptation et cela doit commencer par un engagement à agir sur le plan financier à la COP29 », qui débute lundi à Bakou, souligne-t-il, demandant que cette question soit « une priorité » dans les débats.

La plupart des fonds publics alloués à la lutte contre le changement climatique servent à réduire les émissions responsables du réchauffement de la planète et non à s’adapter à ses conséquences, qui se font particulièrement sentir dans les pays les moins développés.    La 29e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations U nies sur les changements climatiques (COP29), est une occasion cruciale d’accélérer les mesures visant à lutter contre la crise climatique.

(APS)  

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