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Espagne: le parti Coalition canarienne exige une enquête sur le pillage du sable du Sahara occidental occupé

Le parti espagnol Coalition  canarienne a révélé le transfert de tonnes de sable du Sahara occidental  vers l’île de Fuerteventura, dans les Canaries, sans le consentement du  peuple sahraoui, exigeant l’ouverture en urgence d’une enquête par les  autorités espagnoles.

Selon le parti espagnol, cité par le journal Vozpopuli, de grandes  quantités de sable provenant du Sahara occidental ont été transportées vers  Fuerteventura sans contrôle ce qui représente une violation du droit  international.

« Il existe un commerce invisible qui a une dimension politique  dangereuse », indique le parti qui exige du gouvernement espagnol de  remettre en service le point de contrôle du port de Puerto del Rosario  (Fuerteventura) à l’arrêt depuis des mois.

« Toute importation de produit provenant du Sahara occidental doit se faire  avec le consentement du Front Polisario, reconnu par l’ONU et l’Union  européenne comme étant le représentant légitime du peuple sahraoui »,  affirme le parti. « Exploiter les ressources naturelles du Sahara occidental  sans le consentement du Front Polisario est contraire aux décisions de la  Cour de justice de l’Union européenne et aux (résolutions) de l’ONU »,  a-t-il ajouté.

Le parti a appelé à l’ouverture immédiate d’une enquête et à prendre des  mesures garantissant le respect des lois en matière d’importation afin de  protéger la crédibilité de l’Espagne. Un pays qui « ne peut détourner le  regard » face à ce pillage, a soutenu le parti. Il estime, par ailleurs, que cette affaire représente un test pour  l’Espagne en matière de respect du droit international. « La question ne  concerne pas uniquement le sable, il s’agit de respect du droit  international », a-t-il dit.

Pas moins de 914.000 tonnes de sable sahraoui ont été pillées entre les  années 2020 et 2024, sur 239 cargaisons dont la plupart avaient les îles  Canaries pour destination, selon l’Observatoire international de  surveillance des ressources naturelles du Sahara occidental (WSRW).

Même si les grands projets liés à la réalisation des plages artificiels  ont été achevés en 2019, il semblerait que les chargements de sable  introduits ces dernières années en Espagne soient utilisés dans les  chantiers de construction, note l’Observatoire. Il constate également  qu’une partie du sable provenant du Sahara occidental a été utilisée dans  des projets gouvernementaux  au Cap Vert.

Selon un rapport du même organisme, il existerait des réseaux de transfert  occultes de sable, ayant bénéficié, dans certains cas, d’une aide  financière émanant de l’Union européenne.

(APS)  

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