Ebola : l’OMS met en garde contre les restrictions de voyage imposées à la RDC et à l’Ouganda

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a exhorté samedi les pays ayant imposé des interdictions de voyage ou fermé leurs frontières en réponse à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda à reconsidérer ces mesures.
Lors d’une conférence de presse conjointe à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, dans l’est de la RDC, et épicentre de l’épidémie, Tedros a indiqué que de telles restrictions pourraient entraver les efforts de riposte.
« J’appelle les pays qui ont imposé des interdictions de voyage ou des fermetures de frontières à reconsidérer ces mesures. Elles rendent la riposte plus difficile et découragent la transparence ainsi que la confiance, qui sauvent des vies », a-t-il déclaré.
Malgré l’absence de vaccins homologués et de traitements spécifiques, le chef de l’OMS a souligné que les patients pouvaient encore se rétablir s’ils bénéficiaient à temps de soins médicaux de qualité.
Tedros a affirmé que sa visite à Bunia visait également à dialoguer directement avec les communautés touchées par cette épidémie, dans laquelle plus de 1.000 cas suspects ont été signalés. L’Ouganda a également fait état de neuf cas confirmés, après la détection de deux nouvelles infections dans la capitale Kampala, a annoncé vendredi le ministère ougandais de la Santé.
De son cet, le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, a déclaré que la RDC espérait, « dans le meilleur scénario », contenir et finir l’épidémie dans un délai de « quatre à six mois », sur la base de son expérience passée dans la riposte aux épidémies et de l’évolution connue de la maladie à virus Ebola.
Il a indiqué que la priorité immédiate était de maintenir le virus dans les trois provinces déjà touchées, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, afin d’éviter une propagation plus large.




