Dix-sept pays africains décident de renforcer leur lutte contre le financement du terrorisme

Quinze pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi que les Comores et Sao Tomé-et-Principe, ont décidé de renforcer leur lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à l’occasion d’un atelier de cinq jours qui s’est ouvert lundi à Lomé, au Togo.
Il s’agit d’une réunion portant sur la sensibilisation aux risques et aux typologies de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme organisée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment
d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) au profit des autorités opérationnelles de ses Etats membres.
La rencontre de Lomé regroupe des cellules de renseignement financier, des autorités chargées des enquêtes et des poursuites pénales, diverses autorités judiciaires et d’autres agences spécialisées en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Selon le GIABA, cet atelier renforcera l’interaction avec les autorités opérationnelles sur les signaux d’alerte et les indicateurs de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme contenus dans les différentes typologies produites par l’institution.
Les participants exploreront plusieurs domaines et secteurs vulnérables, en l’occurrence le trafic de drogue, le secteur minier, le secteur immobilier, la corruption, les marchés publics, l’usurpation de propriété intellectuelle, la contrefaçon de produits pharmaceutiques et le financement du terrorisme.
Le commissaire divisionnaire de police Kpatcha Tchendo, représentant du ministre togolais de la Sécurité et de la Protection civile, a dit à cette occasion que l’atelier se tenait dans un environnement de risques changeants et de plus en plus préoccupants en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.
Il a indiqué que l’évolution permanente d’un tel environnement, marquée par une longueur d’avance des criminels, principalement grâce à la sophistication de leurs moyens d’action avec l’utilisation de technologies
innovantes, interpellait toutes les autorités compétentes et, en premier lieu, les autorités publiques, garantes de la paix et de la sécurité de la population.
APS




