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Développement durable : l’ONU rappelle les gouvernements à leur promesse

A quatre ans de l’échéance fixée pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), l’ONU rappelle les gouvernements à leur promesse, alors qu’un peu plus d’un tiers seulement des cibles sont aujourd’hui en bonne voie.

Lors du moment annuel consacré aux ODD, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fait état de l’écart entre l’ambition de 2015 et le monde de 2026.

La mortalité maternelle et infantile a diminué, des millions de nouvelles infections au VIH ont été évitées et l’accès à l’éducation, à l’eau potable, à l’électricité ou à Internet s’est élargi. Mais la pandémie de Covid-19 a réduit à néant des années de progrès, avant qu’une succession de crises ne vienne compliquer davantage la donne, a déploré Guterres.

Il a évoqué les conflits, défiance internationale, insécurité économique, perturbations des flux alimentaires et énergétiques, dérèglement climatique, recul des droits des femmes, dette des pays en développement et investissements insuffisants.

Le monde continue de dépenser des sommes sans précédent pour faire la guerre, alors que les ressources consacrées au développement font défaut, a-t-il relevé.

Sur les 139 cibles pour lesquelles des tendances peuvent actuellement être mesurées, seules 36% sont en bonne voie ou enregistrent des progrès modérés. Les avancées existent, reconnaît le secrétaire général de l’ONU, mais restent trop lentes et trop inégales.

A quelques jours de du débat général de la 81e Assemblée générale de l’ONU, il a souligné que les promesses faites par les gouvernements lors de l’adoption des objectifs ne sont pas tenues. Il est temps de les honorer, a-t-il lancé.

Khalilur Rahman, le ministre des affaires étrangères du Bangladesh qui vient de prendre la présidence de l’Assemblée générale, a relevé que près de la moitié des cibles mesurables progressent trop lentement et 15 % ont reculé par rapport à leur niveau de 2015.

En 2025, 2,1 milliards de personnes ont connu une insécurité alimentaire modérée ou grave, tandis qu’environ une personne sur 10 vit encore dans l’extrême pauvreté.

Selon Rahman, l’aide publique au développement a chuté de 23 % en 2025.

Dans nombre de pays pauvres, le service de la dette absorbe parallèlement une part des ressources qui pourraient financer écoles, hôpitaux, protection sociale ou adaptation climatique.

Le président du Conseil économique et social des Nations unies (

ECOSOC) pour la session 2027, Amar Bendjama, l’organe chargé de coordonner une grande partie des travaux économiques, sociaux et de développement de l’ONU, a insisté sur le verrou de la dette.

Il a appelé, à ce titre, à une réunion spéciale consacrée à la dette. Pour aider réellement les pays les plus vulnérables, a-t-il dit, il faut alléger un fardeau qui « annihile leurs efforts et restreint leur développement ».

Antonio Guterres réclame, lui, des banques multilatérales de développement plus puissantes, une meilleure représentation des pays en développement dans le système financier international et un principe simple : « la dette doit être au service du développement, et non l’étouffer » .

APS

 

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