Afrique

Des documents choquants révèlent l’ampleur de l’infiltration sioniste au Maroc

Des militants des droits humains marocains ont documenté des données alarmantes révélant l’ampleur de l’infiltration sioniste dans le Royaume, avec la complicité du régime du Makhzen, dans une tentative d’imposer le fait accompli au peuple marocain, qui rejette catégoriquement toute relation avec l’entité sioniste et la transformation du pays en base arrière pour celle-ci dans la région.

Dans ce contexte, l’écrivain et militant des droits humains marocain Amine Bouadoul a exposé, dans un article, rapporté par l’agence de presse algérienne, les principales manifestations de cette infiltration sioniste dans divers secteurs du pays ainsi que l’accaparement systématique des richesses du peuple marocain, y compris les terres agricoles.

L’auteur recense notamment la domination d’au moins cinq entreprises sionistes sur des secteurs stratégiques du pays, dont trois dans le domaine agricole, ayant obtenu d’importants contrats, de vastes superficies et des privilèges dans des projets d’irrigation au Maroc. Il indique que l’une de ces sociétés aurait accaparé 30 000 hectares de terres agricoles fertiles entre Béni Mellal et Khénifra.

Il ajoute qu’une autre entreprise sioniste qui active dans les technologies agricoles a obtenu de larges privilèges et des services de conseil exclusifs pour le développement du secteur agricole, en plus d’une société opérant dans le domaine des engrais.

Il souligne également que l’eau au Maroc serait désormais sous le contrôle de sociétés sionistes qui l’exploitent pour des cultures non essentielles au détriment de la sécurité hydrique des citoyens, ce qui expliquerait la crise de l’eau touchant plusieurs villes du Royaume, malgré des précipitations importantes récemment.

Dans le secteur de la santé, l’intervenant affirme l’existence d’hôpitaux sur le territoire marocain gérés par des sociétés issues de l’entité sioniste, leur donnant une influence directe sur ce secteur vital. Il indique également que le Makhzen a signé des contrats avec une société sioniste pour l’exploitation des ressources énergétiques.

L’écrivain marocain affirme par ailleurs que le Makhzen ne s’est pas limité à céder la terre et l’eau, mais serait allé jusqu’à céder la sécurité et les frontières, transformant le Maroc en base arrière pour l’entité sioniste dans la région. Il met en garde contre les dangers de la coordination sécuritaire maroco-sioniste et la présence d’officiers sionistes dans des bases militaires marocaines.

Il évoque également le contrôle des biens immobiliers, des terres et des zones côtières, ainsi que l’installation progressive de ressortissants sionistes, estimant que l’objectif ne se limite plus à l’influence économique mais vise désormais la propriété foncière et la transformation des Marocains en main-d’œuvre, ce qui expliquerait l’accélération des achats immobiliers et côtiers dans des villes comme Tanger, Tétouan, Agadir et Essaouira.

De son côté, le président de l’Observatoire marocain de lutte contre la normalisation, Ahmed Ouihmane a révélé dans un communiqué l’existence d’informations concernant la falsification de documents administratifs officiels marocains au profit de ressortissants sionistes, portant atteinte

à la souveraineté du pays, ainsi que l’apparition d’individus et de sociétés dans l’entité sioniste spécialisés dans la commercialisation de la “naturalisation marocaine” pour environ 60 000 dirhams, transformant ainsi la nationalité en marchandise.

Il explique que, face à l’échec de convaincre la population par la normalisation, les promoteurs de cette infiltration auraient adopté une stratégie progressive visant à créer un état de fait, avec l’introduction de projets législatifs liés à la naturalisation des “enfants et petits-enfants des Juifs marocains”.

Selon lui, cette initiative intervient après l’échec du régime à faire adopter ce projet au Parlement marocain en 2024 et durant l’année en cours.

Ouihmane réaffirme que ce projet est déjà mis en œuvre sous différentes formes, certaines documentées et d’autres encore à révéler et à examiner, rappelant un précédent scandale lié à un réseau spécialisé dans la falsification de documents administratifs et d’identités, révélé en 2019 grâce à l’intervention d’Interpol.

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