Conflit chez Air Canada : les entreprises canadiennes demandent l’intervention du gouvernement

Des groupes représentant plus de 200.000 entreprises à travers le Canada ont demandé jeudi au gouvernement d’intervenir pour empêcher un arrêt de travail des pilotes du transporteur Air Canada qui, selon eux, risque d’avoir un impact sur l’économie.
« Une interruption de travail causerait beaucoup de tort à beaucoup de gens », a déclaré Goldy Hyder, du Conseil canadien des affaires, lors d’une conférence de presse à Ottawa. « Les Canadiens ne peuvent pas se permettre une nouvelle perturbation de leur économie ».
L’association a envoyé, avec une centaine d’autres, une lettre au ministre canadien du Travail lui demandant d’ordonner un arbitrage pour régler le conflit de travail.
Le premier transporteur aérien du pays a annoncé cette semaine se préparer à la suspension de la plupart de ses vols à partir de dimanche en raison de négociations proches de « l’impasse » avec ses 5.200 pilotes.
Un arrêt total de ses activités est prévu pour le 18 septembre en cas d’échec des négociations.
Candice Laing, de la Chambre de commerce du Canada, a déclaré qu’une interruption des activités d’Air Canada perturberait non seulement le transport des passagers, mais aussi celui des denrées alimentaires, des produits manufacturés et d’autres matériaux.
« Il s’agit d’entreprises de tous les secteurs de l’économie et de communautés de toutes tailles qui tentent de rester connectées à travers notre incroyable masse terrestre et notre géographie », a-t-elle souligné.
« Il s’agit d’un problème national ». Les pilotes de la compagnie aérienne cherchent à combler l’écart de rémunération avec leurs homologues américains, mais Air Canada affirme que leurs revendications « dépassent de loin les augmentations de salaire moyennes au Canada ».
Air Canada dessert 47 pays et transporte en moyenne 110.000 passagers par jour sur ses 670 vols.




