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Cinq pays d’Amérique du Sud s’unissent pour lutter contre le crime organisé

Des ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité publique de cinq pays d’Amérique du Sud ont exprimé jeudi, au Chili, leur volonté d’élaborer un plan commun pour freiner l’avancée du crime organisé international. La rencontre a réuni les représentants d’Argentine, de Bolivie, d’Equateur, du Pérou et du Chili, des pays touchés par une hausse de l’insécurité et la présence de bandes criminelles.

Les ministres ont décidé la création d’un groupe de travail chargé de définir des mesures dans les domaines de la sécurité, du renseignement financier et fiscal, ainsi que du contrôle des migrations et des frontières. « Unis, nous allons affronter la délinquance. Nous voulons assurer la sécurité et la tranquillité à nos compatriotes », a assuré le ministre chilien des Affaires étrangères, Francisco Pérez Mackenna.

En Amérique latine, où sévissent des groupes armés notamment dédiés au trafic de cocaïne, à l’extorsion et à l’exploration minière illégale, le taux d’homicides est de 18 pour 100.000 habitants, soit trois fois la moyenne mondiale de 5,6. La moitié étant liée au crime organisé, a affirmé le procureur national chilien, Angel Valencia.

En Equateur, il est de 51 pour 100.000 habitants en 2025, soit une augmentation de 550% en cinq ans à peine. « La prochaine étape est de présenter l’initiative +Engagement régional de Santiago+ devant l’OEA (Organisation des Etats Américains) », afin de convier davantage de pays à travailler ensemble, a ajouté Pérez Mackenna.

L’initiative a été pilotée par le gouvernement du président José Antonio Kast, qui a remporté la présidence chilienne en promettant de lutter contre la délinquance. Bien que le Chili reste l’un des pays les plus sûrs de la région, les homicides et les enlèvements ont augmenté avec l’implantation de la bande criminelle Tren de Aragua.

En 2025, le taux d’homicides était de 5,4 pour 100.000 habitants, soit le double d’il y a dix ans, une augmentation qui a accru le sentiment d’insécurité des Chiliens. Le groupe de travail se réunira dans six mois en Argentine.

(APS)

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