Canicule du mois de juin en France : pas moins de 2.000 décès en une semaine

La France a enregistré une surmortalité d’au moins 2.025 décès durant la semaine du 22 juin, en raison de la canicule exceptionnelle qui a frappé le pays, selon les données publiées vendredi par Santé publique France, un bilan voué à s’alourdir.
Lors de la semaine du 22 juin, l’agence Santé publique France rapporte « une hausse de +29,1%, correspondant à 2.025 décès supplémentaires par rapport à la semaine précédente ».
Le chiffre de 2.025 décès, qui vient s’ajouter aux quelque 300 décès supplémentaires déjà recensés par Santé publique France pour l’épisode de chaleur moins intense de fin mai, n’est, en effet, qu’un instantané encore très partiel.
Il se base sur les seuls certificats électroniques de décès, qui ne comptent que pour un peu plus de 60% de l’ensemble des morts, et ne prend pas encore en compte les décès enregistrés après les jours de canicule, celle-ci pouvant avoir des effets sanitaires à retardement sur les organismes.
Cet excédent de mortalité représente une hausse d’environ 29% par rapport à la semaine précédente et touche principalement des personnes âgées vivant à domicile.
L’agence sanitaire nationale, qui promet un bilan plus solide d’ici à trois semaines, appelle donc à ne pas se focaliser excessivement sur le chiffre estimé de décès à l’heure actuelle, soulignant que ces données sont « sous-estimées » et que la mortalité réelle sera « plus élevée ».
Selon les climatologues du World Weather Attribution, cet épisode de chaleur extrême aurait été quasi impossible sans l’influence du changement climatique, qui augmente la fréquence et l’intensité de ces phénomènes.
(APS)




