France: le Conseil municipal de Vitry-sur-Seine condamne le maintien en détention du défenseur sahraoui des droit de l’homme, Naâma Asfari

Le Conseil municipal de Vitry-sur-Seine a condamné mercredi le maintien en détention arbitraire par le Maroc du défenseur sahraoui des droit de l’homme, Naâma Asfari, et appelle à sa libération.
La ville de Vitry-sur-Seine dénonce avec force la détention arbitraire de Naâma Asfari et « appelle à sa libération comme à celle de l’ensemble des prisonniers politiques sahraouis », a-t-il indiqué dans un communiqué signé par le maire de la ville, Pierre Bell-lloche.
Naâma Asfari, défenseur des droits de l’homme sahraoui détenu arbitrairement depuis 2010, est vice-président du Comité pour le respect des libertés et des droits humains au Sahara occidental. Le 8 juin, il a entamé une nouvelle grève de la faim pour dénoncer sa détention par l’occupant marocain.
Le 7 novembre 2010, il est violemment arrêté à El-Ayoun, à la veille du démantèlement forcé du camp de Gdeim Izik, dans lequel des milliers de Sahraouis protestaient contre les discriminations sociales et économiques. Il avait déjà été emprisonné pour son combat pour l’autodétermination du peuple sahraoui. Après son arrestation, il est interrogé et torturé pendant 5 jours par les autorités marocaines.
Il signe des aveux sous contrainte, utilisés contre lui dans un procès contraire au droit international et violant le droit à un procès équitable. En 2013, il est condamné à 30 ans de prison par un tribunal militaire, alors même qu’il est civil. D’autres militants, arrêtés durant le démantèlement du camp, ont aussi écopé de lourdes peines de prison, dont certains à perpétuité. Emprisonnés depuis plus de 15 ans, ils sont devenus le visage du groupe sahraoui Gdeim Izik.
En 2023, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a recommandé au Maroc sa libération ainsi que celle de ses 18 autres compagnons du groupe Gdeim Izik. Cette recommandation est restée sans effet.
« Depuis 1975, le royaume du Maroc mène une politique d’occupation et de colonisation du Sahara occidental, faisant taire toute dissidence au mépris du droit international », déplore le Conseil municipal de Vitry-sur-Seine qui s’honore de faire vivre la solidarité avec le peuple sahraoui, notamment à travers l’accueil chaque année, dans ses centres de vacances, d’une délégation d’enfants sahraouis, ayant grandi dans des camps de réfugiés.
(APS)




