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Briefing et consultations mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation en Centrafrique

Le Conseil de sécurité des Nations unies tient, ce mercredi à New York, une séance d’information publique, suivie de consultations à huis clos, sur la situation en République centrafricaine (RCA).  

La Représentante spéciale pour la RCA et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Valentine Rugwabiza, présentera le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, sur la MINUSCA, publié le 13 octobre et qui couvre les développements depuis son rapport du 16 juin.

Lors de la réunion, les membres du Conseil seront intéressés de connaître les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route adoptée par la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) en appui à l’Accord politique de 2019 pour la paix et la réconciliation en RCA.

Lors de leur dernière réunion sur la RCA, qui s’est tenue le 22 juin, les membres du Conseil s’étaient félicités de la réunion d’examen stratégique qui s’est tenue à Bangui le 4 juin pour faire le point sur les progrès et les défis dans la mise en œuvre de l’accord politique et de la feuille de route et ont appelé les partenaires internationaux à « continuer à coordonner leurs rôles à l’appui de cet effort ».  

Le rapport du Secrétaire général décrit les quatre réunions de coordination qui se sont tenues depuis lors sous la présidence du Premier ministre centrafricain Félix Moloua, en vue d’accélérer les progrès dans la mise en œuvre des priorités définies dans la feuille de route.

De plus, Rugwabiza devrait fournir aux membres du Conseil des mises à jour suite au dialogue républicain convoqué par le gouvernement centrafricain en mars dernier.

L’une des propositions du dialogue était un amendement constitutionnel visant à supprimer la limite de deux mandats présidentiels, qui a été rejeté par les partis d’opposition et les groupes de la société civile.

Cependant, le gouvernement a pris des mesures pour faire avancer cela, notamment en organisant des manifestations publiques le 6 août en faveur d’un amendement de la constitution par voie de référendum.

Le 26 août, le gouvernement a adopté un décret portant création d’un comité chargé de rédiger une nouvelle constitution. La constitution actuelle, adoptée en 2016 à la suite de consultations populaires, ne permet pas au président de briguer un troisième mandat.

Dans ce contexte, l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en RCA, Yao Agbetse, et le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit de réunion pacifique et d’association, Clément Nyaletsossi Voule, avaient prévenu dans un communiqué fin août, que « toute tentative d’agir en dehors de l’Etat de droit ou au mépris de la volonté du peuple sèmera les germes de la violence qui peuvent compromettre la mise en œuvre des recommandations du Dialogue républicain, de l’Accord de paix du 6 février 2019 et de la Feuille de route conjointe de Luanda « .

Le 23 septembre, la Cour constitutionnelle de la RCA a jugé le processus de révision « inconstitutionnel » et a invalidé le décret portant création du comité de rédaction.  

Par ailleurs, les membres du Conseil de sécurité évoqueraient lors de leur réunion mercredi, les préparatifs en cours pour organiser des élections locales en RCA pour la première fois depuis des décennies. Dans ce contexte, les membres du Conseil pourraient appeler à « un soutien international renforcé » pour l’organisation de ces élections, a-t-on indiqué.

La situation sécuritaire précaire dans le pays sera également au menu de la réunion.

APS

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