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Beyrouth : l’accord sur la frontière maritime Liban-Israël permettra d’éviter la guerre

Les négociations sur un accord entre le Liban et Israël au sujet de la démarcation de leur frontière maritime sont sur le point de s’achever, a déclaré ce jeudi lors d’une conférence de presse le premier ministre libanais, Najib Mikati.

Selon lui, ce document revêtira une importance stratégique pour l’ensemble du Moyen-Orient. L’accord sur la frontière maritime permettra avant tout d’éviter la guerre dans la région, a-t-il souligné. Dans ce contexte, il a relevé la position consolidée de l’opinion et des politiques libanais sur le litige frontalier au sujet de l’appartenance des champs pétroliers et gaziers sur le plateau continental. Selon lui, cette unité permettra bientôt au Liban d’entamer la prospection des ressources naturelles.

Le vice-président du parlement libanais, Elias Bou Saab, a pour sa part indiqué aux journalistes que le projet d’accord avec Israël, élaboré par le médiateur américain Amos Hochstein, était concerté à 90%. Il a précisé que le Liban restait en contact permanent avec lui pour avancer le plus rapidement possible. La concertation des 10% restants, qui portent sur les détails techniques de l’accord, revêt une importance décisive, a-t-il affirmé.

Selon le journal Al-Nahar, il reste toujours entre les deux pays des différends sur les mesures de sécurité et les paiements de compensation à Israël lors de la mise en valeur du gisement frontalier de Kana.

Le 3 septembre, le président libanais Michel Aoun a exhorté le géant français Total, à la tête du consortium international, à reprendre les travaux de forage dans la zone économique exclusive du Liban. Dans ce contexte, il a noté qu’il n’y avait et qu’il n’y aurait pas de partenariat entre le Liban et Israël dans la mise en valeur des gisements de gaz sur le plateau continental.

Position du Hezbollah

Le Liban et Israël sont en litige au sujet d’un terrain de 856 kilomètres carrés sur le plateau continental, chacun des pays le considérant comme sa zone économique exclusive en Méditerranée orientale. Le secteur contesté est situé à la jonction du champ gazier libanais de Kana et du gisement israélien de Karish. La frontière maritime entre les deux voisins, formellement en guerre depuis 1948, n’est toujours pas tracée.

Selon Hassan Nasrallah, secrétaire général du parti chiite Hezbollah, les Libanais ont enregistré des succès aux négociations « parce qu’ils ont fermement défendu leurs droits et non grâce à la fameuse générosité des États-Unis ou d’Israël ».

Il a plus d’une fois averti Israël que les drones du Hezbollah attaqueraient ses plateformes de forage en cas d’extraction de gaz dans des zones contestées avant la concertation de la frontière maritime avec le Liban.

TASS

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