Economie

Le rapport tendancieux de la Banque mondiale

La Banque Mondiale (BM) a-t-elle franchi le Rubicon, voire une ligne rouge, à travers un rapport qui tire à boulets rouges sur l’Algérie ?

Il faut le croire au vu de son dernier rapport en date, par lequel l’Institution de Bretton Woods semble muer en tribune politique, distillant vertement informations tendancieuses et sournoises à propos d’un pays attelé à sa propre refondation économique et politique.

De fait, et dans son document, aux allures d’outil de manipulation et de propagande, la BM se livre à l’exercice périlleux de sortir de sa vocation originelle pour cristalliser les desiderata de lobbies occultes dont la stabilité de l’Etat algérien, si pointilleux sur sa souveraineté politique et économique, dérange au plus haut point.

Prédisant «un séisme économique» que seul, à priori, une ‘’boule de cristal’’ de l’immeuble de verre de Bretton Woods pourrait subodorer, l’Institution de

David Malpass y va de ses prédictions sur l’Algérie, mentionnant une  «vulnérabilité» du pays en termes d’exportations et «une pauvreté» que ne connait pas, vraisemblablement, le Maroc, par exemple, curieusement épargné, sur ce plan,  par les fourches caudines de la BM dans le même rapport. Ce alors que la situation dans le royaume chérifien, et le fait est de notoriété publique, reste dangereuse que suicidaire.

Complot au grand jour ? Question pour question, comment la Banque Mondiale, supposée être une institution internationale chargée entre autres d’élaborer des rapports financiers et économiques ainsi que des analyses objectives sur la base d’indicateurs fiables et crédibles, est-elle tombée si bas en prenant à son compte des indicateurs et des arguments empiriques en se faisant par-là, la caisse de résonnance d’influenceurs et d’anonymes sur les réseaux sociaux, répondant à des agendas politiques obscures.

D’évidence, les desseins malveillants de la BM peuvent être débusqués par l’appréciation factuelle d’une autre institution financière, autrement plus fiables, à savoir le Fonds monétaire international (FMI) dont le dernier rapport sur l’Algérie contraste clairement avec celui de la Banque Mondiale et qui trace au marqueur les progrès et des avancées dans l’économie du pays.

En définitive, si cette pratique, aussi nouvelle qu’insidieuse de la BM, obéit à maintes considérations, il reste incontestable que le réformes économiques engagées par l’Algérie, notamment le cap mis sur la diversification des ressources et, surtout, le tour de vis sévère opéré sur les importations, ait constitué la rampe de lancement des hostilités soudaines de Bretton Woods contre l’Algérie.

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