Assassinat d’Abu Aqleh: le Syndicat palestinien des journalistes porte plainte auprès de la CPI

Une nouvelle plainte a été soumise mardi au bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), dans la ville néerlandaise de La Haye contre l’assassinat, par l’armée sioniste, de la journaliste de la chaîne Al-Jazeera, Shireen Abu Aqleh, tombée en martyre en mai dernier, à la suite de tirs des forces de l’occupation à Jénine en Cisjordanie occupée, indique l’agence palestinienne de presse, WAFA.
Selon WAFA, la plainte a été envoyée par le chef du Syndicat des journalistes palestiniens, Nasser Abu Bakr, l’ancien président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Jimmy Boumleiha, et Anton
Abu Aqleh, frère de la journaliste assassinée Shireen.
Une conférence de presse se tiendra à La Haye, pour divulguer le contenu de la plainte, selon WAFA, et également concernant la martyre Abu Aqleh et ses deux collègues, Ali Samoudi, et Shatha Hanaysha, alors qu’ils couvraient des affrontements dans le camp de Jénine en Cisjordanie occupée le 11 mai.
Une précédente plainte avait appelé la CPI en avril dernier, à ouvrir une enquête sur le ciblage systématique de journalistes palestiniens, et les médias en général par l’armée sioniste.
Selon l’agence de presse, une délégation du Syndicat des journalistes palestiniens est arrivée la veille, au siège de la CPI, dirigée par M. Abu Bakr, également vice-président de la Fédération internationale des
journalistes, et une autre représentant la FIJ, en plus de certains avocats internationaux.
Mai dernier, la FIJ s’était engagée à renvoyer l’affaire devant la CPI pour faire la lumière sur le « ciblage systématique des journalistes palestiniens ».
Sherine Abou Aqleh, 51 ans, a été exécutée le 11 mai dernier par un tir de l’armée d’occupation sioniste alors qu’elle couvrait des affrontements dans le camp de Jénine en Cisjordanie occupée, tandis que son collègue Ali Samoudi avait été blessé. Son exécution a suscité de vives condamnations palestiniennes et de la communauté internationale, outre les institutions et les organisations des droits de l’Homme qui ont dénoncé ce crime « odieux », tenant l’occupation sioniste « pleinement responsable ».
(APS)




