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Araghchi : les négociations nucléaires seront plus difficiles cette fois-ci

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que le processus des négociations nucléaires avec les États-Unis sera plus difficile cette fois-ci après la guerre de 12 jours. Toutefois, il a affirmé que l’Iran est prêt à reprendre les négociations si elle constate que l’autre partie fait preuve d’une volonté sérieuse et réelle de parvenir à une solution gagnant-gagnant.

Dans un entretien accordé au Financial Times, Araghchi a révélé un échange de messages avec l’envoyé américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, pendant et après la guerre. Les deux parties ont convenu de l’utilité de maintenir le canal de communication ouvert.

Il a ajouté : « Je pense qu’ils souhaitent reprendre les pourparlers, mais la situation n’est plus la même. Nous ne pouvons pas reprendre les négociations comme avant ; un climat adéquat doit être préparé à cet effet. » indiquant que Witkoff avait proposé des pistes pour une reprise des pourparlers, tant de manière directe qu’indirecte.

Araghchi a réaffirmé l’attachement de son pays à son droit de reprendre son programme d’enrichissement d’uranium.

« Les États-Unis doivent comprendre qu’on ne peut pas détruire une technologie par des bombardements. Un accord satisfaisant pour les deux parties peut être atteint par la négociation. », a-t- dit.

Il a toutefois souligné qu’un accord prévoyant un « enrichissement zéro » est totalement inacceptable, selon ses termes. Il a mis en garde : « La poursuite de la confrontation ne compliquera pas seulement la voie diplomatique, elle anéantira également toute chance de retour à la table des négociations. »

Enfin, il a averti que « l’activation par l’Europe du mécanisme de déclenchement (snapback) marquerait la fin de son rôle dans les négociations nucléaires. »

Araghchi a indiqué que l’Iran conserve toujours sa capacité à enrichir de l’uranium, précisant que la reprise de l’enrichissement relève de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, laquelle procède actuellement à une évaluation de la situation. Soulignant que « les dommages subis par les installations nucléaires ont été considérables » et que « les ressources nucléaires se trouvaient dans des sites ciblés par les attaques ».

Il a ajouté : « Malgré la perte de nombreuses centrifugeuses avancées à Fordo et Natanz, nous conservons la capacité d’enrichir de l’uranium après les attaques, car nous possédons les connaissances théoriques et pratiques nécessaires. »

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