Algérie : Ouverture du 18e Festival international de la bande dessinée d’Alger

Le 18e Festival international de la bande dessinée d’Alger (Fibda) a été inauguré jeudi soir à Alger, par la ministre algérienne de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, sous le slogan, « Le roman graphique, carrefour du dessin et du verbe », a rapporté l’agence de presse algérienne.
L’événement, qui se déroule du 1er au 5 octobre, réunit cette année des artistes issus de 13 pays, confirmant une fois encore la dimension internationale de ce rendez-vous incontournable du neuvième art, précise la même source.
En présence des étudiants de l’Ecole et des Instituts supérieurs des Beaux-Arts, la ministre de la Culture et des Arts a d’abord rappelé l' »importance de la BD », notant avec satisfaction la « progression dans le temps de ce bel événement culturel ».
« Une fois encore, je suis très heureuse d’assister à l’ouverture de ce festival, que je considère comme l’un des rendez-vous les plus importants en Algérie », a-t-elle déclaré.
Ce festival, a-t-elle poursuivi, est une « véritable source de fierté pour nous, d’autant plus qu’il en est aujourd’hui à sa 18e édition, s’imposant comme un espace professionnel et populaire ».
Selon la ministre de la Culture et des Arts, cet événement constitue également un rendez-vous « à dimension internationale » qui a su s’imposer comme une « référence dans son domaine et permettre au monde de découvrir un pays qui se distingue par sa grande richesse culturelle et artistique ».
La ministre a adressé ensuite « les félicitations de son département » aux acteurs de la bande dessinée et à l’ensemble des participants au FIBDA pour la « reconnaissance et la confiance dont bénéficie désormais le festival auprès de l’UNESCO, à travers sa présence sur la plateforme Policy Monitoring Platform de suivi des politiques culturelles de l’organisation ».
Cette plateforme, explique encore la ministre, est dédiée « au suivi et à la documentation des expériences et des pratiques culturelles à l’échelle internationale » a-t-elle ajouté, précisant qu’il s’agit là, d’une « reconnaissance de l’importance de cette manifestation culturelle spécialisée et exceptionnelle dans la région ».
Cette consécration est « le fruit des efforts déployés par les Algériens et par les responsables de ce festival » depuis sa création en 2008, un travail engagé « depuis plusieurs décennies et qui se poursuit encore aujourd’hui ».
La ministre de la Culture et des Arts a ensuite rappelé l’ »importance de la BD », une manifestation onirique de l’esprit humain qui « se nourrit de toutes les autres disciplines artistiques et contribue à l’éveil et l’ouverture de l’imaginaire de l’enfant et des jeunes ».
Des hommages ont ensuite été rendus à de grandes figures de l’univers du 9e Art algérien.
Les trois premiers candidats au concours international dédié aux professionnels, ont été primés, alors qu’au concours national, les lauréats de deux catégories ont été récompensés.
Ainsi, Anya Saci pour son œuvre « Judo Cat » et Ryad Boutmeur pour « Clothes Men » pour la catégorie des moins de 16 ans et Slimane Ouchen pour « Fatma N’Summer », Sabrine Imène Mekali pour « Ultima Beyond the stars » et Melissa Bounouniche pour « Beyond the Tide », dans la catégorie du « Meilleur projet », des plus de 16 ans.
Le 18e Fibda mettra sous les projecteurs des auteurs et bédéistes algériens et étrangers qui présenteront leurs nouvelles productions et verra l’organisation de plusieurs activités, entre hommages, masters class et atelier pour enfants, ainsi que des rencontres et conférences en lien avec le 9e Art, animés par des intellectuels, auteurs, scénaristes, bédéistes, dessinateurs, académiciens, et professionnels du Cosplay.
Organisé sous l’égide du ministère alégrien de la Culture et des Arts, le 18e Fibda accueillera quotidiennement le public, de 10h00 du matin à 19h00 et sera ouvert « gratuitement aux étudiants des écoles des Beaux-Arts en Algérie, aux groupes issus des Centres pour enfants ainsi qu’aux personnes aux besoins spécifiques ».




