Algérie-Mali: renforcer la coopération bilatérale et consolider un partenariat stratégique dans le Sahel

Les relations algéro-maliennes connaissent une nouvelle dynamique dans le processus de renforcement de la coopération bilatérale, dans un contexte marqué par une volonté commune de les promouvoir, à travers la réactivation des mécanismes à même de servir les intérêts des deux pays, en tant que partenaires essentiels dans le Sahel.
Les relations entre l’Algérie et le Mali revêtent une importance majeure, puisant leur force dans la nature des défis communs et la convergence des enjeux, au regard des liens historiques et humains ainsi que de la frontière commune qui les unissent, faisant ainsi de la coordination constante et du dialogue permanent une option stratégique pour les deux pays.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la visite d’amitié entamée, lundi au Mali, par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
Cette visite revêt une profonde portée, en ce qu’elle traduit le souci des deux pays de hisser leurs relations bilatérales au niveau des liens historiques qui les unissent, à travers le renforcement du dialogue et la poursuite des efforts vers des perspectives plus larges.
Cette visite fait suite à celle effectuée fin août dernier en Algérie par le Premier ministre, chef du Gouvernement de la République du Mali, M. Abdoulaye Maïga, lors de laquelle il avait déclaré que l’Algérie et le Mali « partageaient une histoire commune qui constitue un point de départ pour s’inscrire dans la marche de la modernité et du progrès, à la faveur de la conviction des dirigeants des deux pays quant à la nécessité d’œuvrer à faire de la région un espace de paix affranchi de toute forme de colonialisme et de domination ».
Soulignant l’importance de se référer à cette histoire commune, le Premier ministre malien a rappelé que « les peuples algérien et malien se sont engagés, tout au long de l’histoire, dans des luttes communes contre le néocolonialisme, ainsi que pour la libération, et la défense de la dignité de l’être humain et de l’Africain de manière générale.
« L’histoire de la région, à la fois proche et lointaine, peut servir de capital pour que nos deux pays s’inscrivent dans la marche de la modernité et du progrès », a-t-il estimé.
Le Premier ministre malien avait, en outre, salué la position du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui n’a eu de cesse de souligner que l' »Algérie ne s’ingérera jamais dans les affaires intérieures du Mali et fera en sorte que le respect de la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans les affaires intérieures constituent des conditions fondamentales et des piliers sur lesquels repose la vision commune des deux pays ».
Dans le cadre de sa démarche visant à préserver les liens d’amitié, de fraternité et de bon voisinage, l’Algérie œuvre à dynamiser les différents volets de la coopération bilatérale, partant de sa position constante en faveur du Mali, de son peuple et de ses institutions. Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, avait réaffirmé, à plusieurs occasions, l’attachement de l’Algérie à ses efforts diplomatiques visant à renforcer la coordination sécuritaire avec la partie malienne, loin de toute forme d’ingérence dans les affaires intérieures de ce pays voisin, en concrétisation de la doctrine ancrée de la politique étrangère de l’Algérie.
Par ailleurs, la coordination sécuritaire entre les deux pays revêt également une dimension particulière en raison de son lien étroit avec les défis communs auxquels ils font face, au premier rang desquels figurent la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes dans le Sahel, ainsi que l’éradication de l’extrémisme et de la criminalité transfrontalière organisée.
Les deux pays aspirent également à développer leurs relations économiques et commerciales, à travers la mise en place d’un environnement propice à la promotion de la coopération transfrontalière et au développement du continent.
Ainsi, les deux pays s’orientent, sur la base de la concertation et du dialogue permanents, vers l’établissement d’un partenariat stratégique équilibré et efficace répondant aux aspirations des deux peuples frères et préservant leurs intérêts communs, à travers la relance et le renforcement des mécanismes de coopération dans leur environnement régional.




