
La Constitution et le règlement intérieur de l’Assemblée populaire nationale (APN) définissent les modalités d’élection du président de l’Assemblée lors de la première séance plénière de la dixième législature tenue, ce mardi, présidée par un bureau provisoire composé du plus âgé des nouveaux députés, assisté des deux plus jeunes.
Conformément à l’article 134 de la Constitution et aux dispositions de l’article 11 de la loi organique 16-12 fixant l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation ainsi que les relations fonctionnelles entre les chambres du Parlement et le Gouvernement, le Président de l’Assemblée est élu pour la durée de la législature.
Le bureau provisoire supervise l’élection du Président durant cette première séance, jusqu’à l’élection du président de l’Assemblée. Après l’annonce par le président du bureau provisoire de l’ouverture des candidatures, chaque député a le droit de présenter sa candidature au cours de la séance.
Il l’annonce soit personnellement, en se levant et en levant la main, soit par l’intermédiaire du représentant de la formation politique à laquelle il appartient. De même, un ou plusieurs membres du bureau provisoire peuvent se porter candidats.
Dans ce cas, ils sont remplacés, selon l’ordre d’âge, conformément à la formule prévue à l’article 4 du règlement intérieur. Dès que la liste des candidats est annoncée, il est procédé immédiatement à l’élection. Le président de l’Assemblée est élu au scrutin secret en cas de pluralité de candidats. Le candidat ayant obtenu la majorité absolue des voix est déclaré élu. Si aucun des candidats n’a obtenu la majorité absolue, un deuxième tour est organisé entre les deux premiers candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix.
Le candidat ayant obtenu la majorité des voix exprimées par les députés présents est déclaré élu. En cas d’égalité du nombre des voix, le doyen d’âge des candidats est déclaré élu. En cas de candidature unique, l’élection est effectuée à main levée. Le candidat est déclaré élu s’il obtient la majorité des voix.
Pour rappel, les résultats définitifs de l’élection des membres de l’APN du 2 juillet 2026, proclamés par la Cour constitutionnelle le 18 juillet en cours, ont placé le parti du Front de libération nationale (FLN) en tête avec 91 sièges sur 407. Le Rassemblement national démocratique (RND) est arrivé en deuxième position avec 74 sièges, suivi du Front El-Moustakbal avec 56 sièges.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) s’est classé quatrième avec 43 sièges, suivi du Mouvement El-Bina avec 40 sièges, puis des listes des indépendants avec 33 sièges. Le parti Sawt Echaab a obtenu 16 sièges, tandis que le Front des forces socialistes (FFS) a remporté 12 sièges.
Quant au parti de la liberté et de la justice (PLJ) et au parti El-Fadjr El-Djadid, ils ont obtenu chacun 6 sièges, suivis par le parti El-Karama avec 5 sièges. Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ainsi que le Front de la justice et du développement (FJD) ont obtenu 4 sièges chacun, tandis que le parti des travailleurs (PT), le parti Jil Jadid et Tajamou Amal El-Djazaïr ont remporté 3 sièges chacun. Le parti Ennahda a, pour sa part, obtenu deux (2) sièges.
Le parti de l’Alliance nationale républicaine (ANR), le Front de l’Algérie Nouvelle (FAN), le Front de la Bonne Gouvernance (FBG), le Front des Citoyens Libres (FCL), le parti du Renouveau Algérien (PRA) et le parti de l’Union nationale pour le développement (UND) ont obtenu un (1) siège chacun.
(APS)




