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Alertant contre une situation « dangereuse » à Ghaza, les Autorités palestiniennes interpellent l’organe des droits de l’homme de l’ONU

Le Représentant permanent de l’Etat de Palestine auprès des Nations Unies, Riyad Mansour, a informé le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, de la situation « dangereuse » dans le nord de la bande de Ghaza où l’entité sioniste poursuit sans répit son agression génocidaire lancée il y a plus d’un an.

Lors de sa rencontre avec le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker  Türk, en marge des travaux de la Commission des droits de l’homme et des  affaires humanitaires de l’Assemblée générale à New York, Mansour a évoqué  « la situation humanitaire choquante à laquelle le peuple palestinien est  toujours confronté dans toute la bande de Ghaza », en raison de l’agression  sioniste en cours depuis le 7 octobre 2023, et « surtout à l’approche de  l’hiver et de l’interdiction par l’occupant de l’entrée et de la  distribution de l’aide humanitaire » dans l’enclave palestinienne, selon  l’agence de presse Wafa.

Mansour a demandé au Haut-Commissaire de « suivre toutes les violations (par l’entité sioniste) des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé, de continuer à alerter la communauté internationale sur ces violations et d’exiger justice et responsabilisation, comme seul moyen d’éliminer ces violations et d’empêcher qu’elles ne se reproduisent ».

Il a également abordé la résolution de l’Assemblée générale entérinant l’avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ), qui stipule l’illégalité de l’occupation et la nécessité d’y mettre fin, et en particulier le point portant sur la formation d’un mécanisme pour enquêter sur les violations liées à la discrimination raciale en Palestine occupée.

Par ailleurs, la Commission des droits de l’homme et des affaires humanitaires de l’Assemblée générale a également discuté du rapport du rapporteur spécial sur la liberté d’expression et du rapporteur spécial sur la liberté de réunion pacifique. L’aspect le plus marquant des deux rapports était le rejet de l’oppression raciste pratiquée par les gouvernements occidentaux lors des manifestations pacifiques dénonçant l’agression sioniste sur la bande de Ghaza.

Les deux rapports appellent à « la nécessité de protéger les mouvements de solidarité avec le peuple palestinien et de garantir sa liberté d’exprimer ses opinions, que ce soit par le biais des réseaux sociaux ou de réunions pacifiques ».    Selon Wafa, l’Etat de Palestine a « apprécié » les positions des rapporteurs spéciaux, fondées en principe sur le droit international et les droits de l’homme, et a appelé les Etats membres, en particulier les pays occidentaux, à « revoir leurs pratiques et politiques illégales visant à réprimer la solidarité internationale palestinienne et à cesser de la criminaliser ».

(APS)

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