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Al-Kazimi demande à Al-Sadr d’appeler ses partisans à se retirer des institutions gouvernementales en Irak

Le Premier ministre irakien Moustafa Al-Kazimi a appelé, lundi, le leader Muqtada Al-Sadr, à inviter ses partisans manifestants à se retirer des institutions gouvernementales du centre de Baghdad.

« Nous appelons Muqtada al-Sadr, qui a toujours soutenu l’Etat, défendu son prestige et affiché son respect pour les forces de sécurité, pour aider à appeler les manifestants à se retirer des institutions gouvernementales », a déclaré Al-Kazimi dans un communiqué relayé par des médias.

Dans le communiqué, Al-Kazemi a renouvelé « l’appel à la retenue de tous et à un retrait immédiat de la zone verte ».

Et de poursuivre : « Les atteintes aux institutions de l’Etat est un acte condamnable et contraire aux lois ».

Auparavant, le Premier ministre irakien a annoncé la suspension des travaux du gouvernement jusqu’à nouvel ordre, après que des manifestants du mouvement sadriste ont pris d’assaut le palais républicain dans le centre de Baghdad.

Plus tôt lundi, des partisans sadristes ont pris d’assaut le palais républicain à l’intérieur de la zone verte dans le centre de Baghdad, après que le chef du mouvement sadriste, Muqtada al-Sadr, a annoncé son retrait de la politique, selon les médias locaux.

L’armée irakienne a, de son coté, décrété un couvre-feu dans la capitale, Baghdad pour « éviter tout débordement ».

L’Irak connaît des tensions politiques dont la gravité s’est accrue depuis le 30 juillet dernier, date à laquelle les partisans du mouvement sadriste ont entamé un sit-in, toujours en cours, à l’intérieur de la zone verte de Baghdad.

Les divergences entre les forces politiques ont empêché la formation d’un nouveau gouvernement depuis les dernières élections du 10 octobre 2021.

Le leader irakien Moqtada Sadr, incontournable pilier de la scène politique, a annoncé lundi son « retrait définitif » de la politique et la fermeture de toutes les institutions liées à son mouvement, alors que l’Irak est plongé dans une grave crise.

« J’avais décidé de ne pas m’immiscer dans les affaires politiques. J’annonce donc maintenant mon retrait définitif et la fermeture de toutes les institutions à l’exception du Mausolée sacré (de son père Mohammed Sadr mort en 1999), du Musée d’honneur et de l’Autorité du patrimoine Al-Sadr », a écrit Moqtada Sadr sur Twitter.

Le leader irakien a fait cette annonce au moment où l’Irak est embourbé dans une profonde crise politique depuis les législatives d’octobre 2021.

Depuis cette date, le pays n’a toujours pas de nouveau Premier ministre, ni de nouveau gouvernement.

Depuis des semaines, Moqtada Sadr réclamait la dissolution du Parlement et de nouvelles législatives anticipées pour tenter de dénouer la crise. Plus généralement, il exige la « réforme » de fond en comble du système politique irakien et la fin de la « corruption ».

Et dans le bras de fer qui l’opposait à ses adversaires du Cadre de coordination, Moqtada Sadr avait encore fait monter les enchères depuis fin juillet.

Ses partisans occupent les abords du Parlement irakien à Baghdad depuis près d’un mois et, la semaine dernière, ils ont brièvement bloqué l’accès à la plus haute instance judiciaire du pays.

APS

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