Afghanistan: le manque de financement menace les programmes de nutrition
Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a averti, que le manque de financement prévu pour l’année 2026 menace les programmes de nutrition dont bénéficient environ 5,7 millions d’enfants et de mères en Afghanistan.
Dans un communiqué publié dimanche, le Bureau a indiqué que des millions d’Afghans parmi les plus vulnérables pourraient perdre l’accès aux services de santé et aux services de nutrition essentiels si les organisations humanitaires ne reçoivent pas un financement urgent.
Il a souligné que les contraintes financières affectent déjà la capacité des partenaires humanitaires à répondre aux besoins croissants, notamment parmi les enfants et les mères exposés au risque de malnutrition.
OCHA a ajouté que l’Afghanistan continue de faire face à l’une des pires crises humanitaires au monde, marquée par la pauvreté, l’insécurité alimentaire, la faiblesse des services publics et un accès limité aux soins de santé, ainsi que par les conséquences de plusieurs années de conflit et de difficultés économiques. Cette si tuation contraint des millions d’Afghans à dépendre de l’aide internationale.
Il a également indiqué que les enfants sont les plus touchés par cette crise, le manque d’aliments nutritifs, d’eau potable, de soins de santé et de services d’assainissement augmentant les risques de malnutrition aiguë.
Les familles pauvres sont souvent contraintes de choisir entre l’achat de nourriture et la satisfaction d’autres besoins essentiels.
Enfin, le Bureau a averti que la baisse du financement international pourrait obliger les agences humanitaires à réduire ou à limiter leurs programmes de nutrition, privant ainsi les populations les plus vulnérables, notamment dans les zones reculées et défavorisées, d’une aide en temps opportun, et augmentant les risques de maladies et de décès évitables chez les enfants et les mères.




