2e Sommet de Dakar: examen de la mobilisation des ressources nationales pour financer les projets d’infrastructures en Afrique

Les travaux du 2e Sommet de Dakar sur le financement des infrastructures en Afrique ont repris vendredi à travers l’organisation de tables rondes sur les opportunités offertes par nombre de projets en Afrique et l’examen des questions de mobilisation des ressources nationales pour financer les projets d’infrastructures dans le continent.
Les conditions de financement des infrastructures en Afrique demeurent une équation difficile et complexe pour les économies des pays du continent, question évoquée par les participants lors du premier jour des travaux où
l’Algérie avait exprimé sa conviction de « l’importance d’accélérer l’intégration africaine face aux défis du développement et de mettre fin à la marginalisation du continent dans le processus de mondialisation ».
Animée par cette conviction, l’Algérie a placé, au centre des priorités de son action africaine, « l’importance de la concrétisation du programme de développement des infrastructures en Afrique, dans la mesure où il tend à
réaliser la complémentarité et l’intégration régionales, et constitue, ainsi, un catalyseur pour la croissance économique durable et globale ».
Partant de son orientation en vue de dynamiser les efforts de développement en Afrique, et sur la base de sa grande expérience et sa disposition à partager son expérience en matière de réalisation des grands projets nationaux et régionaux notamment dans les domaines des infrastructures avec les autres pays africains, l’Algérie a pris part à ses travaux avec une délégation de haut niveau, conduite par le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane, en qualité de représentant du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune.
M. Benabderrahmane a souligné les efforts de l’Etat en matière de renforcement des infrastructures afin de concrétiser les objectifs continentaux, insistant sur la nécessité de lancer des partenariats entre les secteurs public et privé pour alléger la charge sur les Etats africains en terme de financement.
En vue de consacrer la complémentarité entre les pays africains, « l’Algérie avait toujours donné la priorité à l’intégration et à la dimension continentale dans ces projets. Elle était parmi les premiers pays à avoir effacé les dettes de 14 pays africains, soit une somme de 1.4 mds USD, permettant à ses pays de s’affranchir de l’end
ettement qui entravait leur processus de développement », a expliqué M. Benabderrahmane.
Pour réaliser les projets de développement dans le continent, « l’Algérie met son expérience au profit des pays africains en matière de formation des ressources humaines et de choix des modèles de développement les plus
efficaces permettant à ses pays d’atteindre les plus hauts niveaux de développement ».
APS




