Pérou: le Conseil constitutionnel suspend toute enquête contre un président en exercice

Le Conseil constitutionnel du Pérou a suspendu toute possibilité d’enquêter contre un président en exercice, relâchant ainsi la pression sur la présidente Dina Boluarte, ciblée par trois enquêtes qui ne reprendront qu’à la fin de son mandat, en juillet 2026, selon une décision publiée mardi.
La défense de Dina Boluarte, 63 ans, a présenté en avril cette requête auprès du Conseil constitutionnel après une perquisition du domicile et du bureau présidentiel dans le cadre de l’enquête sur le scandale dit du « Rolexgate », déclenché lorsqu’elle est apparue avec des montres et des bijoux de luxe non-inscrits dans sa déclaration de patrimoine. Le parquet soupçonne qu’il s’agit de pots-de-vin.
Une enquête a également été ouverte sur la mort de 50 personnes lors de la répression des manifestations qui ont suivi sa prise de pouvoir en décembre 2022, après la destitution de Pedro Castillo. Un présumé « abandon de fonction » lui est également reproché pour s’être faite opérer du nez sans en informer le Parlement, comme le prévoit la loi.
Dina Boluarte se déclare innocente de l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. « Cet arrêt servira la démocratie, il n’y a pas d’impunité. Elle termine son mandat et sera sous enquête », a déclaré l’avocat de la présidence, Joseph Campos, à la radio RPP.
(APS)




