Colombie : l’ONU appelle à hâter la mise en œuvre de l’Accord de paix de 2016

Le Représentant spécial du secrétaire général et Chef de la Mission de vérification des Nations Unies en Colombie, Carlos Ruiz Massieu, a réitéré son appel à une accélération de la mise en œuvre de l’Accord final de paix signé en 2016 par le Gouvernement colombien et les ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée populaire (FARC-EP).
Huit ans après la signature d’un accord historique ayant mis fin à plus d’un demi-siècle de conflit armé en Colombie, M. Massieu a appelé, mardi, lors d’une réunion d’information trimestrielle au Conseil de sécurité sur la Colombie à surmonter les obstacles à la paix dans certaines régions du pays, où la violence gagne à nouveau du terrain, en particulier dans le département du Catatumbo.
« Cette flambée de violence a mis en lumière de graves lacunes dans la mise en œuvre de la paix », a-t-il relevé, regrettant que certaines dispositions de l’accord tardaient à être mises en œuvre.
Le représentant onusien a appelé en outre à appliquer les dispositions de l’accord, relatives aux garanties de sécurité, « essentielles pour assurer la prévention et la protection contre la violence ».
Il a souligné à cet égard que la pleine mise en œuvre de l’Accord final est la « condition sine qua non d’une paix durable en Colombie », encourageant la communauté internationale par conséquent, à continuer d’accompagner « ce processus fragile mais crucial ».
Le chef de mission onusien a mis en évidence également « la résilience, voire l’obstination de la Colombie dans sa quête de paix par le biais de solutions négociées ».
Pour sa part, la ministre colombienne des Affaires étrangères, Laura Camila Sarabia Torres, qui participait à la réunion du Conseil, a rappelé que le président, Gustavo Petro, a « tracé une voie claire » qui « privilégie le dialogue pour obtenir des résultats tangibles, transformer la vie et enraciner la paix ».
(APS)




