L’Autriche renforce sa législation anticorruption après une série de scandales

Le Parlement autrichien a durci vendredi la législation anticorruption pour tenter d’assainir la vie politique,
entachée par plusieurs scandales.
Selon ce nouveau texte qui entre en vigueur en septembre, les responsables politiques pourront faire l’objet de poursuites judiciaires même si le délit est intervenu avant leur prise de fonction, autrement dit s’ils acceptent ou sollicitent des pots-de-vin pendant la campagne électorale.
La loi prévoit aussi des sanctions plus lourdes.
Le gouvernement espère ainsi « mettre un coup d’arrêt à la corruption », selon un communiqué, alors que la ministre de la Justice Alma Zadic a évoqué « un poison pour la démocratie ».
L’organisation anticorruption Transparency International a salué le fait que l’Autriche « commence enfin à bouger ». Mais elle a estimé que la réforme n’allait pas assez loin en n’interdisant pas les dons à une organisation proche d’un parti, ce qui peut conduire à des affaires de favoritisme.
Le pays alpin de 9 millions d’habitants, où les ONG dénoncent un capitalisme de connivence favorisé par la proximité entre les élus et le secteur privé, a découvert de nombreux cas de corruption présumée.
APS




