Volker Türk : une offensive contre Rafah serait incompatible avec les mesures provisoires contraignantes de la CIJ

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a averti jeudi que l’offensive sioniste contre Rafah ne serait pas conforme aux mesures provisoires contraignantes imposées par la Cour internationale de Justice (CIJ) contre l’entité Sioniste, appelant tous les Etats à faire « tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter une telle issue ».
Les déclarations de Volker Türk ont été prononcées lors de son discours au Dialogue interactif sur la situation des droits de l’homme dans le territoire palestinien occupé, dans le cadre de la 55e réunion du Conseil des droits de l’homme à Genève.
« La perspective d’une offensive terrestre sioniste sur Rafah donnerait une nouvelle dimension au cauchemar infligé à la population de Ghaza. Plus de 1,5 million de personnes se sont réfugiées à Rafah, malgré les bombardements continus, et la ville est devenue le centre de l’aide humanitaire de la Bande de Ghaza », a affirmé Türk.
Il a averti qu’une telle offensive terrestre entraînerait potentiellement « des pertes massives de vies humaines, un risque supplémentaire d’atrocités criminelles, de nouveaux déplacements, une relocalisation vers un autre endroit dangereux et signerait l’arrêt de mort pour tout espoir d’aide humanitaire efficace ».
« Pour ma part, je ne vois pas comment une telle opération pourrait être compatible avec les mesures provisoires contraignantes émises par la Cour internationale de Justice », a-t-il estimé, avant d’ajouter : « J’appelle tous les Etats influents à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter une telle issue ».
L’agression sioniste à Ghaza doit prendre fin, a-t-il martelé, soulignant que « des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit humanitaire international, incluant des crimes de guerre » et éventuellement d’autres crimes relevant du droit international, ont été commises par toute l’entité Sioniste.
Pour une paix efficace dans le territoire palestinien occupé, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme a souligné que « l’occupation doit cesser ».
L’entité Sioniste comparait pour génocide devant la Cour internationale de Justice.
Une décision provisoire rendue en janvier a sommé l’occupant sioniste de mettre fin aux actes de génocide et de prendre des mesures pour garantir l’entrée des aides humanitaires aux civils de Ghaza.
Agences




