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Une ONG dénonce l’entité sioniste qui utilise l’environnement comme « outil de la colonisation et du nettoyage ethnique »

la colonisation, du nettoyage ethnique, et de l’+éco-blanchiment+ », affirmant que les dommages durables à l’environnement en Palestine occupée, le pillage, l’exploitation des ressources, ou la pollution, constituent « un crime de guerre ».

L’occupation, la colonisation, le régime d’apartheid instaurés par l’entité sioniste et les agressions armées « ont des conséquences environnementales durables et délétères pour les Palestiniens », déplore le Groupe de travail Environnement (GT Environnement).

Selon cette organisation, il s’agit pour l’entité sioniste « de rendre l’environnement des Palestiniens inhabitable. Ghaza en fait partie, c’est un élément constitutif du crime de génocide ». Elle soutient, à ce propos, que les conséquences de la politique menée par l’entité sioniste pour le peuple palestinien et pour la région « dépassent les limites du territoire occupé ».

« Elles sont humainement dramatiques et engagent le long terme. Nous déno nçons ces politiques, ces agissements, et leurs conséquences pour la population et la terre », ajoute l’ONG.

Ce groupe (GT Environnement) qui assure la veille réglementaire européenne et française sur tous les sujets touchant l’environnement, l’économie circulaire et la transition sociétale, relève qu' »au désastre humanitaire à Ghaza, s’ajoute un désastre écologique et environnemental. »

« Ces désastres, liés, obèrent le futur de Ghaza et les conditions du retour de la population ghazaouie », soutient-il. Il affirme, à ce titre, que les plus de 80.000 tonnes de bombes, la destruction de 80% des terres et des équipements agricoles, les réseaux d’assainissement endommagés à plus de 70% ou détruits constituent « un écocide ».

Cela se concrétise par « le pillage et la surexploitation des ressources au seul profit des colons dans le territoire occupé, la destruction des écosystèmes, des terres cultivables, des réseaux d’assainissement et l’absence de traitement des déchets au détriment des Palestiniens », explique-t-il.

Les autorités sionistes ont « légiféré pour asseoir cette politique », notamment en restreignant drastiquement l’accès à l’eau pour la population palestinienne. Le groupe accuse l’entité sioniste d’avoir orchestré une pénurie d’eau par la mise en place d’une législation qui permet de l imiter et contrôler la consommation d’eau des Palestiniens, à travers la limitation de la profondeur des puits et de la consommation d’eau pour l’irrigation.

Ainsi, les colons disposent de 4 fois plus d’eau que la population palestinienne et la payent 4 fois moins cher. De plus, lors de ses attaques en Cisjordanie, ­l’armée d’occupation détruit volontairement les canalisations d’eau et d’assainissement, ajoute ce groupe qui fait état, également, du déversement des eaux usées des colonies vers et jusque dans les villages et les champs palestiniens, rendant ces derniers impropres à la culture.

A cela s’ajoutent l’arrachage des oliviers par l’armée d’occupation et les colons, les vols de récolte, les attaques pendant la cueillette des olives et le bouchage des sources.

« Ces pratiques ont un impact direct sur l’agriculture, avec des conséquences sur l’économie et la santé », avertit le GT Environnement qui met en garde contre les conséquences, sur la population palestinienne, de la délocalisation des activités polluantes de l’entité sioniste en Cisjordanie occupée.

Le groupe dénonce, par ailleurs, les pratiques de l’entité sioniste tendant à contraindre les Palestiniens à acheter ses produits pour se nourrir, relevant que ces pratiques ont « un impact direct sur le développement et la souverai neté alimentaire du peuple palestinien ».

Evoquant la politique de recomposition de l’environnement adoptée par l’entité sioniste, le groupe soutient que celle-ci touche à l’identité et à la culture palestinienne.

Dans le Naqab, l’entité sioniste « utilise l’environnement contre les bédouins et tente de justifier son nettoyage ethnique, sous couvert de création d’espaces verts.

Le reboisement et la création de réserves naturelles sont instrumentalisés pour s’approprier des terres, et rendre invisible la présence palestinienne », conclut-il

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