Une association marocaine critique la gestion sécuritaire du match de l’USMA face à Asfi

L’association marocaine des droits de l’homme et de lutte contre la corruption a accusé les autorités de son pays d’avoir tenté de cibler l’équipe de l’USMA lors de son match contre le club marocain d’Asfi, dimanche dernier, en demi-finale retour de la Coupe de la CAF, en raison d’une absence délibérée des mesures de sécurité requises, du chaos dans la vente des billets et de l’autorisation donnée à des individus masqués d’entrer.
L’association a précisé, dans un rapport consulté par l’Agence de presse algérienne, que les incidents survenus le 19 avril en cours « ne relevaient pas d’un simple débordement de foule passager, mais traduisent une défaillance structurelle dans le dispositif d’organisation et de sécurité », notamment au vu des éléments disponibles, ce qui « est contraire aux conditions les plus élémentaires de sécurité dans les espaces publics ».
L’association a relevé, à travers le suivi de terrain et les informations disponibles, plusieurs faits, dont notamment une distribution aléatoire ou peu transparente des billets, y compris des billets gratuits, l’entrée de larges foules dans des conditions désorganisées, l’infiltration de personnes sans billets ou sans contrôle rigoureux des identités, ainsi que la présence de supporters masqués dans les tribunes, en violation manifeste des normes de sécurité.
Le rapport a en outre mis en évidence la faiblesse du contrôle sécuritaire, marquée par l’intrusion de personnes sans billets ou munies d’identités non vérifiées, ce qui reflète des insuffisances dans les fouilles à l’entrée, l’absence de dispositifs techniques modernes de contrôle d’accès et un manque de coordination entre les parties chargées de l’organisation et de la sécurité. Ajoutant que l’ensemble de ces facteurs a contribué à créer une « situation dangereuse » menaçant la sécurité des joueurs et des supporters, ce qui appelle à une « responsabilité juridique stricte ».
Il a considéré également que l’entrée de personnes masquées constitue un « indicateur préoccupant », rendant difficile l’identification des individus en cas de débordements. Cela est aussi perçu comme un facteur encourageant les comportements agressifs en raison du sentiment d’impunité, notamment dans un contexte où certains éléments pourraient avoir eu l’intention préalable de provoquer des troubles, en raison de l’absence de mesures préventives adéquates.
Il a conclu que ce qui s’est produit dans le stade « ne peut être considéré comme un incident isolé, mais constitue un véritable signal d’alarme révélant le besoin urgent d’une réforme profonde du système de gestion des espaces sportifs ».
Il a souligné que les stades doivent rester « des espaces sûrs de divertissement et de compétition loyale, et non des lieux de chaos mettant des vies en danger ».




