Ukraine : la guerre continue, sur fond de ‘’partie de poker menteur’’ entre Zelensky et Poutine

Au 4e jour de la guerre en Ukraine, la situation sur le terrain reste marquée par une percée notable des troupes russes à Kharkiv, deuxième ville du pays, de l’aveu même de responsables ukrainiens, au moment où dans la capitale Kiev les batailles de rues faisaient rage.
Au niveau international, c’est le soutien accru, rendu plus effectif, des occidentaux à l’Ukraine, qui retient l’attention, notamment dans les rangs des pays de l’OTAN qui ont accentué leur aide en armement, tout en multipliant les sanctions contre Moscou et ses principaux responsables.
Une stratégie d’étouffement et d’isolement du Kremlin à laquelle s’ajoutent d’autres pays, à l’instar de la Finlande qui vient rejoindre l’Estonie, la Pologne, la République tchèque et Bulgarie, qui ont interdit leur espace aérien au trafic aérien russe.
Dans ce contexte, d’ailleurs, le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a pas manqué de mettre en avant ce dimanche «une coalition internationale forte» qui s’est formée « pour soutenir l’Ukraine », a-t-il affirmé. Mais en plein dans ces bruits de bottes qui se font retentissants, l’opinion internationale reste suspendue aux lèvres des principaux protagonistes quant à scruter
des signes ténus de dialogue.
Dans cette veine, la première proposition, faite vendredi passé, par le Kremlin d’aller vers des pourparlers avec Kiev, et si elle avait semblé recevoir l’aval en première intention des ukrainiens, a vite fait être retoquée par ces derniers, la jugeant «peu sérieuse» et cherchant surtout à obtenir «la reddition de l’Ukraine», ont- ils estimé.
Ce dimanche, le Kremlin s’est dit à nouveau, être prêt à négocier avec l’Ukraine, proposant comme lieu de rencontre Gomel, au Bélarus.
A cet effet, une délégation de représentants des « ministères des Affaires étrangères, de la Défense et d’autres services, notamment de l’administration présidentielle est arrivée au Bélarus pour des négociations avec les Ukrainiens », a même précisé le porte-parole de la présidence russe, cité par les médias locaux.
Une offre de paix à laquelle le Président ukrainien s’est dit prêt à répondre mais a rejeté formellement la tenue d’une potentielle rencontre à Gomel, estimant que la Biélorussie «sert de base arrière à l’invasion de l’Ukraine», a- t- il expliqué, faisant savoir dans ce sillage que «n’importe quelle autre ville conviendrait», dira- t- il. En fait, et au-delà de ce qui semble s’apparenter à ‘’une partie de poker’’ menteur entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelenski, faudrait-il peut- être rechercher, ou non, l’espoir d’une paix à construire dans les propos officiels de la ministre britannique des
Affaires étrangères qui semble y avoir tranché.
De fait et pour Elizabeth Truss, s’exprimant aujourd’hui au micro de Sky News, «le conflit en Ukraine pourrait durer plusieurs années», au regard, notamment de l’importance des forces de la Russie, a clamé le numéro1 du Foreign Office.




