ActualitéEuropeInternational

Ukraine : c’est la bouteille à l’encre ; le conflit parti pour durer

Le ministre russe de la Défense et le secrétaire du puissant Conseil de sécurité de Russie ont tous deux laissé entendre mardi que Moscou allait devoir combattre longtemps en Ukraine pour atteindre les objectifs de son intervention, rapporte, mardi, l’Afp.

 « Nous continuons l’opération militaire spéciale jusqu’à la réalisation de tous les objectifs, peu importe l’énorme aide occidentale au régime de Kiev et la pression sans précédent des sanctions », retient la même source d’une déclaration de Sergueï Choïgou, faite lors d’une visio-conférence avec des homologues de l’ex-URSS, partiellement retransmise à la télévision.

Dans le même champ, le secrétaire du Conseil de sécurité, Nikolaï Patrouchev, avait abondé, plus tôt dans ce sens, soutenant que les opérations militaires russes allaient durer « le temps qu’il faudra », pour que les objectifs fixés par le Président Poutine soient remplis, a- t- il affirmé.

Sur le terrain, la Russie montre sa détermination à atteindre ses objectifs, en intensifiant, notamment, son offensive contre la dernière poche de résistance de la région de Lougansk, dans l’est et où Moscou concentre précisément sa puissance de feu sur le réduit ukrainien de la région de Lougansk, essayant de cerner les villes de Severodonetsk et de Lyssytchansk, selon l’agence française de presse.

Galvanisé par sa grande victoire stratégique traduite par la prise de Marioupol et surtout l’aciérie d’Azvostal où s’était retranché le dernier rempart défensif de la ville ainsi que la reddition en règle de la totalité des combattants ukrainiens.

Tournant crucial ? Ce succès de la Russie semble avoir infléchi la position du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, plus enclin à évoquer la solution diplomatique, désormais, pour la fin du conflit.

A un autre plan, les succès militaires russes ont considérablement déteint sur l’enthousiasme et le projet des pays de l’UE à parachever leurs mesures de sanctions par celle quasi décisive liée à l’embargo sur le pétrole russe.

Dans cette optique, le Premier ministre hongrois Viktor Orban n’a pas manqué de réfréner les ardeurs de l’Union.

Orban, qui bloque l’adoption d’un embargo européen sur le pétrole russe, a estimé « très improbable » un accord dans les prochains jours, a mis en lumière l’Afp, qui indique avoir consulté mardi, la  lettre du PM hongrois au président du Conseil européen Charles Michel et où Orban surligne une contre-productivité quant à discuter de ce sixième paquet de sanctions lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 27 prévu les 30 et 31 mai, en «l’absence de consensus», a fait remarquer Viktor Orban.

A un autre plan, Moscou maintient sa réactivité à l’égard des sanctions occidentales qui ont visé ses principales chancelleries. Ce mardi, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé l’interdiction d’entrée dans le pays à 154 membres de la Chambre des Lords du Royaume-Uni.

En somme, la bouteille à l’encre dans une situation où l’occident fait souvent la part belle au poker menteur mais que la réalité démystifie inexorablement.

N.B.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page