Transfert de drones à la Russie: L’Iran rejette les sanctions européennes

Accusé de fournir des drones à la Russie, l’Iran a rejeté, samedi, les sanctions imposées par l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni à son encontre.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a déclaré, par voie de communiqué, que son pays condamne ces sanctions ainsi que la demande faite aux Nations Unies par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni d’ouvrir une enquête impartiale sur les drones iraniens fournis à Moscou.
Il a ajouté que la décision relative aux sanctions contre Téhéran est « basée sur des allégations sans fondement relayées par des médias étrangers », précisant que son pays « rejette les allégations sur le transfert de drones (à la Russie) pour attaquer l’Ukraine ».
En effet, Kanani a qualifié cette décision de « provocatrice et destructrice », ajoutant : « le gouvernement iranien se réserve le droit de répondre à toute action irresponsable ».
Jeudi, le chef de la diplomatie britannique, James Cleverly, a annoncé que le gouvernement de son pays a imposé « des sanctions à ceux qui ont fourni à la Russie des drones qu’elle utilise pour cibler les civils et les infrastructures en Ukraine ».
Les sanctions visent le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général de division Mohammed Hossein Bagheri, le responsable de la logistique et principal négociateur de l’accord portant sur la livraison de drones iraniens à la Russie, le général Sayed Hojatollah Qureishi, ainsi que le commandant des drones des Gardiens de la révolution, le général de brigade Saeed Aghajani.
Agence Anadolu




