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Sixième mois d’agressions sionistes à Ghaza : l’ONU appelle à faire taire les armes

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé vendredi à faire taire les armes et exigé de l’entité sioniste d’autoriser une hausse substantielle de l’aide humanitaire distribuée à Ghaza, au sixième mois des agressions génocidaires menées par les forces d’occupation contre les palestiniens désarmés.

« Six mois plus tard, nous sommes au bord d’une famine massive, d’une conflagration régionale, d’une perte totale de confiance dans les normes et standards mondiaux », a affirmé M. Guterres lors d’un point de presse au siège de l’ONU à New York.

« Il est temps de sortir de ce gouffre, de faire taire les armes, d’atténuer les horribles souffrances et de mettre fin à une famine potentielle avant qu’il ne soit trop tard », a-t-il ajouté, réitérant ses appels à un cessez-le-feu humanitaire immédiat, à la libération inconditionnelle de tous les otages, à la protection des civils et à l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire.

Au cours des six derniers mois, le Secrétaire général a noté que la campagne militaire sioniste a causé des milliers de victimes, et des destructions de grande ampleur à Ghaza, avec plus de 33.000 martyrs et plus de 75.000 blessées – dont une grande majorité de femmes et d’enfants.

« Des vies sont brisées. Le respect du droit international humanitaire est en lambeaux », a-t-il dénoncé.

Le chef de l’ONU a souligné que plus de la moitié de la population, soit plus d’un million de personnes, est confrontée à une faim catastrophique.

« Aujourd’hui, à Ghaza, des enfants meurent faute de nourriture et d’eau », a-t-il dit, soulignant que « rien ne peut justifier la punition collective du peuple palestinien ».

Le SG des Nations-Unies s’est dit également « profondément troublé » par les informations selon lesquelles la campagne de bombardement de l’armée sioniste utilise l’intelligence artificielle (IA) comme outil d’identification des cibles, en particulier dans les zones résidentielles densément peuplées, ce qui entraîne un nombre élevé de victimes civiles.

« Aucune partie des décisions de vie ou de mort qui affectent des familles entières ne devrait être déléguée au calcul froid des algorithmes », a déclaré M. Guterres, rappelant qu’il met en garde depuis de nombreuses années contre les dangers de la militarisation de l’IA.

Il a également dénoncé « une guerre de l’information » venue aggraver le traumatisme « en obscurcissant les faits et en rejetant les responsabilités ». Selon Guterres, « refuser aux journalistes internationaux l’entrée à Ghaza permet à la désinformation et aux faux récits de prospérer », déplorant aussi l’assassinat des 196 travailleurs humanitaires -dont plus de 175 membres du personnel de l’ONU.

APS

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