Intervenant en pleine crise algéro- espagnole, la signature de plusieurs accords, hier mercredi, entre l’Algérie et les Etats- Unis, constitue, de ce fait un évènement majeur et un message politique clair à L’Espagne, voire à l’UE, quant à la volonté d’Alger de ne pas se laisser marcher sur les pieds, question de souveraineté.
Il est vrai que l’Algérie et dès son changement de cap vers la diversification des ses ressources et, partant celle de ses partenaires économiques ; une démarche pragmatique visionnaire initiée par le président de la République dans son programme, piochait déjà dans cette perspective, anticipant sur les turbulences tous azimuts qui planaient sur le monde au double plan géopolitique et géostratégique.
De ce point de vue, le »clash » entre Alger et Madrid, détonné par un gros impair politique autant inédit historiquement, qu’insidieux du gouvernement espagnol autour de la question sacralisée par l’Algérie sur la cause sahraouie, aura confirmé les projections pointues des autorités du pays.
Message subliminal ? L’Algérie joint désormais le geste à la parole, traçant au marqueur sa volonté de négocier ses immenses richesses en fonction de l’intérêt suprême du pays, surtout de sa souveraineté scellée et non négociable.
C’est ce que peut donner à lire, l’événement marquant dans ce contexte, qui a vu l’Algérie signer, en marge de la 53e FIA, plusieurs accords de partenariat économiques de première importance avec les Etats- Unis.
Animant une conférence de presse conjointe avec avec l’ambassadrice américaine en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a en effet décliné les grands axes de l’entente de partenariat passé, plus tôt, entre des opérateurs économiques algériens et leurs homologues américains.
Précisément les accords conclus portent sur des secteurs- clés prioritaires pour l’Algérie et ciblent, notamment l’agriculture et la mise en valeur des terres, l’industrie, les voies ferroviaires, ainsi que les domaines d’investissement en matière de sécurité alimentaire.
Et c’est au ministre algérien de résumer la nouvelle philosophie de devant sous tendre désormais, l’économie nationale, en affirmant que «toutes les formes d’investissement sont les bienvenues en Algérie, néanmoins, une priorité a été définie, notamment en ce qui concerne les investissements permettant de générer de l’emploi et de réaliser la sécurité alimentaire dans le pays», a affirmé Kamel Rezig.
Des sollicitations auxquelles l ’ambassadrice US souscrira sans ambages, soulignant «Les relations bilatérales liant Alger et Washington sont très fortes et nous voulons les renforcer dans le domaine économique», répondra Elizabeth Moore Aubin.
N.B.




