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Sahara occidental: le CODESA condamne « fermement » l’expulsion par le Maroc d’une mission espagnole d’observation des droits humains

Le Collectif des défenseurs sahraouis  des droits humaines au Sahara occidental (CODESA) a condamné « fermement »  l’expulsion, mardi, par les autorités d’occupation marocaines, d’une  mission espagnole d’observation des droits humains, des territoires  sahraouis occupés, dénonçant « une violation flagrante » des principes et des  dispositions du droit international humanitaire et du droit international  des droits de l’homme.

Les autorités marocaines ont expulsé les membres de la mission espagnole  d’observation des droits humains après les avoir empêchés de descendre d’un  avion qui venait d’atterrir à Laâyoune, dans les territoires sahraouis  occupés.

La délégation était composée du conseiller à la coopération  institutionnelle et à la solidarité internationale du Conseil de l’île de  Grande Canarie (Gran Canaria), Carmelo Ramirez, de la députée de Podemos,  Noemi Santana Perera, et du secrétaire à la communication de Podemos  Canarias, Fernando Ruiz Pérez.

Selon le CODESA, cette mesure s’inscrit dans le cadre de « la  politique  systématique menée par la puissance occupante marocaine pour empêcher toute  surveillance internationale indépendante de la situation des droits humains  au Sahara occidental », en violation flagrante de l’article 55 de la Charte  des Nations unies, ainsi que des obligations internationales relatives à la  protection des défenseurs des droits humains, à la liberté de circulation  et au droit de mener des missions d’établissement des faits.

Le Collectif a rappelé, dans un communiqué, que « depuis des années, la  puissance occupante marocaine expulse et interdit systématiquement l’accès  à la partie occupée du Sahara occidental aux délégations de défense des  droits humains, syndicales, parlementaires et de médias, ainsi qu’aux  étudiants et chercheurs, dans le but de dissimuler les graves violations  des droits humains commises contre les civils sahraouis ».

Pour le CODESA, le refus persistant opposé aux délégations internationales  d’accéder au territoire occupé, notamment au Haut-Commissariat des Nations  unies aux droits de l’homme, empêché de se rendre au Sahara occidental pour  la dixième année consécutive, « constitue un défi flagrant aux décisions et  recommandations des Nations unies, ainsi qu’une atteinte systématique au  principe de surveillance internationale et à la protection de la population  civile sous occupation ».

Face à cette grave violation, le Collectif « tient la puissance occupante  marocaine pleinement responsable de son refus persistant d’autoriser les  observateurs internationaux à se rendre au Sahara occidental » et invite les  Nations unies, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme  et le Parlement européen à « intervenir d’urgence pour mettre fin à la  fermeture du territoire occupé aux observateurs internationaux ».

Le CODESA exige également que la Mission des Nations unies pour  l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) soit « dotée  d’un mécanisme permanent et indépendant de surveillance et de protection  des droits humains au Sahara occidental », réitérant son appel au « respect  du droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément  à la légitimité internationale et aux résolutions des Nations unies ».

« De telles pratiques répressives ne dissuaderont pas les défenseurs des  droits humains ni les militants de la solidarité internationale de  continuer à faire éclater la vérité », a-t-il averti, soulignant que « la  fermeture du territoire ne dissimulera les souffrances du peuple sahraoui  et ne portera pas atteinte à la légitimité de sa juste cause ».

(APS)  

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