Russie- Ukraine : forcing des occidentaux pour désamorcer la crise ; les bruits de bottes tenaces
Un ballet diplomatique intense est ouvert, ce lundi, qui voit les capitales occidentales multiplier les démarches pour tenter de désamorcer une crise, qui nourrit toutes les inquiétudes, entre la Russie et l’Ukraine.
Dans ce contexte de tensions fortement exacerbées, le président français, Emmanuel Macron sera à Moscou, aujourd’hui, pour un tête- à- tête avec son homologue russe, selon l’Afp.
Cela au moment où le chancelier allemand Olaf Scholz prend la direction de Washington pour rencontrer le président américain, Joe Biden.
C’est dire un peu si les lignes bougent dans l’optique d’une désescalade de la crise aux frontières de l’Ukraine ; une désescalade à laquelle tous les protagonistes appellent de tous leurs vœux, certes, mais selon la vision de ‘’chacun voyant midi à sa porte’’.
Il serait utile de rappeler que les Occidentaux accusent Moscou d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l’Ukraine en vue d’une potentielle invasion, ce que la Russie dément, affirmant vouloir seulement garantir sa sécurité.
Une occurrence qui a amené les USA à se montrer les plus belliqueux d’entre tous, après la décision de Washington de dépêcher 3.000 militaires en renfort en Europe de l’Est, et dont les premiers contingents sont arrivés, lors des dernières quarante- huit heures, en Pologne.
Une démarche, qui a eu comme effet d’hérisser le Kremlin, mais que le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, a tenté de banaliser, dans une récente déclaration, soutenant que l’envoi de tels renforts répondait au souci des autorités américaines à « défendre les pays de l’Otan contre toute agression » et non pas pour « déclencher une guerre », a- t- il tenté de rassurer.
En définitive, dans ce tohu- bohu ambiant, les bruits de bottes restent tenaces, même si l’Ukraine tente de relativiser le risque d’embrasement aux frontières ; son chef de la diplomatie appelant à « ne pas faire confiance à des prévisions apocalyptiques », a écrit sur Twitter Dmytro Kouleba.




