Réforme de l’ONU : pas de nouvelles coupes budgétaires prévues en 2026

Engagées dans une importante réforme, les Nations unies ne s’attendent pas à devoir procéder à des coupes budgétaires ou des suppressions de postes supplémentaires à condition que les Etats membres assument leurs responsabilités, a déclaré mardi un haut responsable.
En mars 2025, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a pris une initiative baptisée ONU80 afin de remédier aux difficultés financières chroniques de son organisation, aggravées par les importantes réductions de l’aide internationale décidées par les Etats-Unis et d’autres pays.
Dans un premier temps, les Nations unies ont réduit leur budget ordinaire pour cette année de 9,2% par rapport à 2025, a dit à des journalistes à Genève le secrétaire général adjoint chargé des politiques, Guy Ryder, qui pilote cette réforme. Une proportion similaire de postes a également été supprimée au secrétariat de l’ONU, a-t-il expliqué, tout en soulignant que cela « ne signifie pas que 9,2% de l’ensemble des effectifs ont perdu leur emploi ».
Une grande partie des réductions a été absorbée grâce à des postes déjà vacants et à des « mobilités latérales » de personnel vers d’autres fonctions au sein du système onusien, a précisé M. Ryder, ajoutant qu’il ne connaissait pas encore le nombre des personnes ayant effectivement quitté l’ONU à la suite de ces coupes.
« Le budget que nous préparons pour 2027 (…) restera plus ou moins au même niveau. Nous n’envisageons pas de nouvelles réductions », a annoncé M. Ryder. « Aucune nouvelle réduction d’effectifs ni du budget n’est prévue, par principe, par le secrétaire général », a-t-il insisté, tout en rappelant que l’organisation « dépend très fortement » des contributions obligatoires et volontaires des Etats membres.
Le budget ordinaire des Nations unies – 3,4 milliards de dollars pour 2026 – est financé par les contributions obligatoires des 193 Etats membres, calculées en fonction de leur poids économique.
(APS)




