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Patrimoine algérien à Paris : la réalité face à une nouvelle campagne de désinformation

Dans un nouvel épisode des campagnes de désinformation qui accompagnent chaque présence du patrimoine algérien à l’étranger, des comptes et des relais assimilés à la propagande marocaine se sont employés à diffuser un récit prétendant que la présentation des tenues traditionnelles algériennes à Paris aurait été annulée, dans une tentative manifeste de fabriquer une victoire médiatique à partir d’un événement culturel que cette propagande n’a pu ni empêcher ni effacer.

Mais les faits disent tout autre chose.

Le défilé algérien a bel et bien eu lieu dans le cadre de la dixième édition du Village international des arts culinaires, qui s’est tenue place de la Concorde à Paris du 10 au 13 septembre 2026, avec la participation de plus de 60 pays et régions, dans le cadre d’un événement international faisant du patrimoine, de la culture et des arts de vivre un espace de rencontre entre les peuples.

L’Algérie a enregistré une présence remarquée, à travers un pavillon réunissant les arts culinaires, les produits locaux et la mise en valeur du patrimoine national, parallèlement à un programme culturel et artistique comprenant une présentation des tenues traditionnelles algériennes, mettant à l’honneur des modèles de caftan, de karakou, de blouza, de tenue kabyle ainsi que la chedda tlemcénienne.

C’est précisément à ce stade que le récit propagandiste commence à s’effondrer.

Après la tenue du défilé et la présentation des tenues algériennes dans le cadre de l’événement, un récit faisant état de « l’annulation » du défilé a fait son apparition, comme si la simple répétition de cette affirmation pouvait modifier ce qui s’est réellement produit.

Ce récit cherche à présenter cette prétendue annulation comme une victoire et à transformer un événement culturel en une bataille médiatique fabriquée de toutes pièces.

Il s’agit d’une tentative de fabriquer un exploit à partir du néant : lorsque la propagande ne parvient pas à empêcher la présence algérienne, elle cherche un autre moyen de la discréditer ; lorsqu’elle échoue à faire annuler la participation, elle entreprend alors d’inventer un récit autour de son annulation.

Il ne s’agit pas ici d’un simple différend autour d’un événement culturel, mais d’une méthode de propagande fondée sur la réécriture des faits après leur déroulement, puis sur la présentation du récit fabriqué comme étant la réalité.

Or, les faits ne changent pas parce que des comptes anonymes ou des plateformes de propagande ont décidé d’en raconter une autre version.

Cette campagne révèle, une fois encore, l’ampleur de la sensibilité qui entoure la présence du patrimoine algérien dans les manifestations internationales, notamment lorsqu’il est question des tenues traditionnelles porteuses de particularités historiques et culturelles profondément ancrées.

Plutôt que de confronter cette présence algérienne aux faits, il est fait recours à la confusion et à la transformation de chaque occasion en terrain d’affrontement médiatique.

Plus ironique encore, la « victoire » que cette propagande tente de promouvoir repose essentiellement sur l’affirmation de l’annulation d’un événement qui a bel et bien eu lieu.

Autrement dit, la campagne ne célèbre pas l’empêchement d’un événement, mais cherche à convaincre l’opinion qu’un événement qui s’est déroulé n’a jamais eu lieu.

Et c’est précisément là que le récit s’effondre face à une réalité simple : la participation algérienne était bien présente à Paris, les tenues traditionnelles algériennes faisaient partie du programme culturel, et le défilé s’est effectivement tenu devant un public international, dans le cadre d’une manifestation réunissant plus de soixante pays et régions.

Lorsque la propagande ne parvient pas à changer la réalité, elle tente d’en changer le récit.

Mais cette fois, il ne suffit pas d’affirmer que le défilé a été annulé pour qu’il le soit, pas plus qu’il ne suffit d’inventer une « victoire » pour qu’il y ait un vainqueur.

La participation algérienne a bien eu lieu, l’événement s’est bel et bien déroulé, et tout ce qui a suivi n’est qu’une nouvelle campagne de désinformation à la recherche d’une victoire médiatique dans une affaire que les faits ne lui ont aucunement accordée.

AL24NEWS/Rédaction : Naili Latifa Feriel 

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