Palestine occupée: des ONG dénoncent les nouvelles mesures imposées par l’occupant sioniste

Une cinquantaine d’ONG opérant en Palestine occupé appelle la communauté internationale à intervenir d’urgence contre les nouvelles mesures d’enregistrement des organisations internationales, imposées par l’occupation sioniste, affirmant que ces règles représentent une « grave menace » pour les opérations humanitaires et le droit international.
« Ces règles reposent sur des critères flous, généraux et politiques.
Elles semblent conçues pour réduire au silence les activités de plaidoyer fondées sur le droit humanitaire et les droits humains, et renforcer le contrôle sur les opérations indépendantes d’aide, de développement et de consolidation de la paix, ainsi que l’annexion du territoire palestinien occupé », dénoncent-elles dans un appel signé par 55 organisations.
Ces nouvelles mesures « témoignent d’une intensification significative des restrictions imposées à l’espace humanitaire et civique et risquent de créer un dangereux précédent », soulignent-elles.
Elles font remarquer, d’ailleurs, que ces nouvelles règles s’inscrivent dans un mouvement plus large derépression de l’espace humanitaire et civique.
« Celui-ci se traduit par une surveillance renforcée, des attaques et une série d’actions visant à bloquer l’aide humanitaire, à menacer la sécurité du personnel et à remettre en cause les principes fondamentaux des actions humanitaires », déplorent ces organisations.
Elles soutiennent qu’il ne s’agit « pas d’actions isolées », mais d’un contexte « plus large » marqué, notamment, par le blocage ou la perturbation de l’aide humanitaire par différents moyens, privant les Palestiniens de fournitures essentielles à leur survie, et par des attaques répétées visant des locaux, des infrastructures ou des convois humanitaires pourtant identifiés et signalés, en faisant état à ce propos, de la mort de plus de 400 travailleurs humanitaires à Ghaza, ainsi que de nombreux blessés et détenus.
Ce contexte est marqué également par l’adoption d’une législation visant à réduire les opérations de l’UNRWA, le plus grand fournisseur de services essentiels pour les Palestiniens, et la suspension des visas de travail délivrés au personnel international, alors que l’enregistrement des ONGI est soumis désormais à une obligation d’alignement politique et idéologique, remettant en cause la neutralité, l’impartialité et l’indépendance des acteurs humanitaires.
Ces ONG appellent, dans ce contexte, les Etats, les bailleurs de fonds et la communauté internationale à « utiliser tous les moyens possibles pour protéger les opérations humanitaires contre les mesures compromettant la neutralité, l’indépendance et l’accès, notamment les exigences relatives à la liste du personnel, le contrôle politique et les critères flous de révocation ».
Elles plaident également pour la prise de « mesures politiques et diplomatiques concrètes ne se limitant pas à de simples déclarations de préoccupation » afin de garantir un accès humanitaire sans entrave et d’empêcher la perturbation de l’acheminement de l’aide fondée sur des principes.
Les 55 organisations signataires insistent, en outre, sur l’importance de soutenir les ONGI et les organisations de la société civile palestinienne par le biais d' »une assistance juridique, un soutien diplomatique et un financement flexible visant à atténuer les risques juridiques, financiers et relatifs à la réputation ».
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