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Palestine : 37 journalistes détenus dans les prisons sionistes

Le Club du prisonnier palestinien a indiqué dimanche que 37 journalistes étaient actuellement détenus dans les prisons de l’occupation sioniste, tous ayant été arrêtés depuis le début de la guerre génocidaire contre le peuple palestinien.

Dans un communiqué, l’Organisation a dénoncé la poursuite du ciblage des journalistes palestiniens à travers les arrestations, les condamnations, l’isolement et les poursuites liées à leur travail journalistique et à l’exercice de leur droit à la liberté d’opinion et d’expression. Parmi les journalistes récemment arrêtés, figurent Mouaz Ammarna et Sabri Jabrine.

Le Club du prisonnier a souligné que Mouaz Ammarna, l’un des journalistes palestiniens régulièrement pris pour cible par l’occupation, fait l’objet d’une troisième arrestation dans le cadre d’une politique visant son activité journalistique.

Concernant l’escalade des condamnations prononcées contre les journalistes sous le prétexte d’ « incitation », le Club du prisonnier a cité le cas du journaliste et écrivain Mahmoud Fatafta, condamné à 48 mois de prison, l’une des peines les plus lourdes prononcées dans des affaires liées à cette accusation. L’Organisation a également dénoncé le recours à la détention administrative contre les journalistes, sans inculpation ni procès, sur la base de prétendus « dossiers secrets ».

Selon la même source, 19 journalistes de Cisjordanie, y compris El-Qods occupée, sont actuellement placés en détention administrative, soit 51% de l’ensemble des journalistes palestiniens détenus.

Le Club du prisonnier a relevé que les journalistes détenus sont soumis au même système de pratiques et de violations que les autres prisonniers palestiniens, notamment la privation de nourriture, les violences médicales, la torture, les mauvais traitements et les conditions de détention particulièrement difficiles, ainsi que l’isolement et la privation de leurs droits fondamentaux.

Il a affirmé que le ciblage des journalistes palestiniens se poursuit à travers les arrestations, les condamnations, l’isolement, la torture, les assassinats, les disparitions forcées et les attaques directes alors qu’ils exercent leur métier, estimant que ces pratiques s’inscrivent dans le cadre d’une politique systématique visant à entraver leur capacité à transmettre la vérité et à documenter les crimes et violations.

Le Club du prisonnier a tenu l’occupation sioniste pour pleinement responsable du sort des détenus, soulignant que l’isolement, la privation de nourriture et de soins médicaux, les conditions de détention difficiles ainsi que les violences sexuelles sont devenus des instruments d’une politique de répression systématique.

Il a enfin appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à assumer leurs responsabilités afin d’assurer la protection des journalistes palestiniens, de garantir leur droit à exercer leur métier et de mettre fin aux politiques de l’occupation visant quotidiennement les professionnels des médias.

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