AfriqueInternational

ONU : le conflit et la maladie mettent en danger des millions d’enfants soudanais

Le confit militaire en cours et les foyers  d’épidémie ont un impact dévastateur sur les enfants au Soudan, ont mis en  garde mercredi des responsables humanitaires de l’ONU.

Les enfants représentent près de la moitié des 30 millions de personnes  ayant besoin d’une aide humanitaire au Soudan et la moitié des 12 millions  de personnes déplacées depuis l’éclatement de la guerre civile en avril  2023 Ceux qui sont séparés de leur famille ou non-accompagnés sont exposés  à des risques accrus de mauvais traitements, d’exploitation ou de  traumatisme, a souligné le Bureau pour la coordination des affaires  humanitaires de l’ONU (OCHA).

Avec la poursuite du conflit au Soudan,  les enfants du pays ont un besoin urgent de services de protection.  Pourtant, du fait du manque de fonds, moins de 18% des enfants dans le  besoin ont reçu le soutien dont ils ont un besoin critique depuis le début  de l’année, selon ce bureau.

La maladie prélève aussi un lourd tribut sur les enfants du Soudan. Depuis  l’apparition du choléra dans ce pays en juillet 2024, le ministère fédéral  de la Santé a recensé plus de  80.000 cas présumés et plus de 2.000 décès.  Cela comprend près de 7.300 cas et plus de 230 décès affectant les enfants  de moins de 5 ans, selon l’OCHA.

Le Soudan est également confronté à une épidémie de rougeole. Depuis le  début de l’année, plus de 2.200 cas présumés, dont cinq décès, ont été  enregistrés dans le pays, et plus de 60% des cas affectent des enfants de  moins de 5 ans.

Les partenaires de l’ONU travaillant dans le secteur de la santé sont  massivement confrontés à l’épidémie de rougeole. Comme pour la réponse au  choléra, cependant, les efforts sont freinés par des manques de données sur  les cas de maladie, ainsi que par des pénuries graves de médicaments, de  fournitures médicales et de personnel formé, selon l’OCHA.

Le bureau a appelé à un arrêt immédiat des hostilités et à un accès  humanitaire sans entrave afin que les Nations unies et leurs partenaires  puissent intensifier le soutien aux enfants et aux autres civils qui en ont  désespérément besoin.

(APS) 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back to top button