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ONU : l’Algérie plaide pour la réforme du Conseil de sécurité pour garantir la paix et la sécurité internationales

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, a estimé mercredi 25 septembre que la réforme du Conseil de sécurité est cruciale pour garantir la paix et la stabilité internationales, soulignant que l’échec de cette organisation mondiale à imposer le respect et l’application du droit international a ravivé les crises et les conflits d’une manière sans précédent dans l’histoire contemporaine.

Le discours de chef de la diplomatie algérienne est intervenu au Conseil de sécurité de l’ONU, lors de débat public de haut niveau intitulé « Leadership pour la paix », dans le cadre du point de l’ordre du jour « Maintien de la paix et de la sécurité internationales ».

Avertissant contre « la fracture qui frappe le système de sécurité commun » qui pourrait conduire à la disparition du ce système, Attaf a souligné la nécessité de réformes de Conseil de sécurité à travers « la démocratisation de ses méthodes de travail et l’élargissement de sa composition grâce à une composition plus large et plus représentative de la communauté internationale au stade actuel ».

« La première et la deuxième priorité pour nous dans une entreprise comme celle-ci sont de corriger l’injustice historique envers notre continent africain, qui reste le seul absent dans la catégorie des sièges permanents et le moins représenté dans la catégorie des sièges non permanents », a plaidé Attaf depuis New-York.

Attaf a déploré que les intérêts concurrents de certains membres ont souvent entravé la capacité du Conseil de sécurité à répondre aux conflits et aux crises mondiales.

« Nous constatons avec inquiétude l’escalade de la logique du ‘’rapport de force’’ et le retour de l’unilatéralisme, de l’individualisme et de repli sur soi au détriment de l’approche multilatérale incarnée et consacrée par notre organisation, créée à l’origine pour construire et diversifier les relations entre ses membres », a indiqué le ministre Attaf.

Alors que le monde assiste à l’exacerbation des crises et conflits d’une manière sans précédent dans l’histoire contemporaine des relations internationales, il a noté « avec regret la rareté et l’inutilité des initiatives internationales visant à résoudre ces crises, conflits et guerres, à la lumière de l’affaiblissement remarquable de notre organisation des Nations Unies sur la scène diplomatique mondiale ».

« Aujourd’hui, le Conseil de sécurité inscrit la succession des crises et leur accumulation comme points permanents et fixes de son ordre du jour, sans qu’il ait aucune décision décisive, aucun rôle de premier plan, ni aucun dernier mot dans la définition des paramètres des solutions souhaitées et les imposer comme l’autorise la Charte des Nations Unies », a ajouté le ministre Attaf.

Il a souligné qu’une « telle situation ne constituerait qu’un feu vert pour ceux qui ont créé des crises et ceux qui cherchent à les alimenter et à en prolonger la durée, et pour ceux qui étaient et voient encore la légitimité internationale et la Charte de nos Nations Unies comme un obstacle à la réalisation leurs objectifs et leurs projets ».

« Nous avons vu comment cette situation a encouragé la poursuite de la guerre génocidaire imposée aux Palestiniens dans la bande de Ghaza, sans que l’occupation colonisatrice sioniste ne rencontre la moindre dissuasion pour mettre fin à ses pratiques criminelles et à ses violations immorales et inhumaines », a alerté le ministre Attaf.

Il énuméré une série des conflits qui pèsent sur la communauté internationale et pèsent sur l’ordre du jour de ce Conseil de sécurité, citant la guerre en cours en Ukraine avec ses répercussions dans toutes les régions du monde, la guerre qui fait rage au Soudan, la crise chronique en Libye, qui a dépassé sa treizième année, le conflit au Yémen, ce qui se passe dans la région du Sahel de développements et des perturbations qui alimentent les inquiétudes, ainsi que le conflit en cours dans la dernière colonie en Afrique, à savoir le Sahara occidental.

« Dans cette perspective, l’Algérie appelle à se mobiliser et à redoubler d’efforts pour restaurer le respect du rôle du Conseil de sécurité en particulier et du rôle de notre organisation des Nations Unies en général », a exhorté le ministre Attaf, insistant sur « cinq axes principaux ».

Selon le ministre, le premier axe porte sur la nécessité de dépasser rapidement la logique de polarisation et d’améliorer le climat de travail au Conseil de sécurité, en ouvrant un champ plus large et en créant un espace plus large pour le groupe des pays élus, alors que le deuxième axe concerne la nécessité de suivre la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité et de demander des comptes aux parties qui défient ces résolutions et ignorent la volonté de la communauté internationale.

Le troisième axe vise « à améliorer la coordination entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies, concernant les questions liées à la paix et à la sécurité internationales », alors que le quatrième axe est lié aux tâches et responsabilités assignées au Secrétaire général des Nations Unies en sa qualité de principal superviseur de cette organisation et de principal responsable de sa performance.

Quant au cinquième et dernier axe, il concerne la question de la réforme du Conseil de sécurité, à travers la démocratisation de ses méthodes de travail et l’élargissement de sa composition grâce à une composition plus large et plus représentative de la communauté internationale.

Al24News

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