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OIT : 75 % de la population des 50 pays les plus vulnérables au climat ne bénéficient d’aucune protection sociale

Dans les 50 pays les plus vulnérables au climat, 75 % de la population (2,1 milliards de personnes) ne bénéficient d’aucune protection sociale, constate l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Dans un nouveau rapport rendu public jeudi à Genève, l’Organisation estime que les gouvernements ne parviennent pas à utiliser pleinement le potentiel de la protection sociale pour contrer les effets de la crise climatique et soutenir une transition juste.

Le rapport relève également que les pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique ont souvent les niveaux de protection sociale les plus bas.

Le « Rapport mondial sur la protection sociale 2024-2026 : Protection sociale universelle pour l’action climatique et une transition juste » constate que, pour la première fois, plus de la moitié de la population mondiale (52,4 %) bénéficie d’une forme ou d’une autre de couverture sociale.

Ce chiffre est en hausse par rapport aux 42,8 % enregistrés en 2015, année d’adoption des Objectifs de développement durable.

Toutefois, dans les 20 pays les plus vulnérables à la crise climatique, 91,3 % des personnes (364 millions) ne bénéficient toujours d’aucune forme de protection sociale. Et plus largement, dans les 50 pays les plus vulnérables au climat, 75 % de la population (2,1 milliards de personnes) ne bénéficient d’aucune protection sociale, déplore le document.

Au niveau mondial, la plupart des enfants (76,1 %) n’ont accès toujours pas à une protection sociale efficace. Il existe aussi un écart important entre les sexes, la couverture effective des femmes étant inférieure à celle des hommes (50,1 % et 54,6 % respectivement).

En moyenne, les pays consacrent 12,9 % de leur PIB à la protection sociale (hors santé). Toutefois, alors que les pays à revenu élevé y consacrent en moyenne 16,2 %, ceux à faible revenu n’allouent que 0,8 % de leur PIB à la protection sociale.

Les pays à faible revenu – qui comprennent les Etats les plus vulnérables aux effets du changement climatique – ont besoin de 308,5 milliards de dollars supplémentaires par an (52,3 % de leur PIB) pour garantir au moins une protection sociale de base, et un soutien international sera nécessaire pour atteindre cet objectif.

Le rapport appelle à une action politique décisive et intégrée afin de combler les lacunes en matière de protection, estimant qu' »il est temps de passer à la vitesse supérieure » et d’investir de manière significative dans la protection sociale.

Agences 

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