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OCI : Attaf souligne la pleine disponibilité de l’Algérie à s’engager dans toute démarche sincère permettant au peuple palestinien de jouir de l’intégralité de ses droits nationaux

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a réaffirmé, jeudi à Djeddah (Royaume d’Arabie saoudite), la position constante de l’Algérie en faveur du peuple palestinien et de sa juste cause, ainsi que sa pleine disponibilité à s’engager dans toute démarche sincère et toute action responsable visant à permettre au peuple palestinien de jouir de l’intégralité de ses droits nationaux.

Dans son allocution lors des travaux de la 23e session extraordinaire du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), M. Attaf a précisé que cette réunion « se tient aujourd’hui alors que la situation en Palestine occupée est grave et ne cesse de s’aggraver, sur fond de violations quotidiennes en Cisjordanie et à El Qods, avec la persistance de la catastrophe humanitaire à Ghaza, atteignant un degré d’horreur rarement égalé dans l’histoire contemporaine de l’humanité ».

Attaf a estimé que cette « tragédie ne peut être expliquée que comme le résultat d’une volonté systématique de détruire les conditions mêmes de la vie, de détruire le présent d’un peuple qui aspire à la liberté, de détruire l’avenir d’une nation qui aspire à la paix et de détruire la mémoire d’une terre qui ne demande qu’à rester la terre de ses habitants et de ses propriétaires légitimes ».

« Il y a près de dix mois, nous avions accueilli avec espoir l’entrée en vigueur du cessez-le-feu à Ghaza, le considérant, avant tout, comme une nécessité humanitaire urgente, un impératif pour mettre fin à l’effusion de sang palestinien et donner au peuple palestinien, meurtri, l’occasion de reprendre son souffle, de réunir ses proches, de panser ses blessures et d’inhumer ses martyrs dans la dignité », a poursuivi le ministre d’Etat.

Hélas, « cette lueur d’espoir s’est vite heurtée à l’entêtement des autorités d’occupation israéliennes et à leur refus accoutumé d’honorer leurs engagements dans la mise en œuvre de la deuxième phase d’un accord conclu à l’issue d’intenses efforts diplomatiques, ainsi qu’à leur obstination à poursuivre leur politique d’intimidation, de meurtres, de famine et de punition collective à l’encontre du peuple palestinien », a regretté M. Attaf.

Face à ces graves évolutions, « notre Organisation, qui avait fait de la défense d’El-Qods et de la Palestine l’un des principaux objectifs de sa création et l’essence même de son message, doit rejoindre une dynamique internationale visant à mettre fin à l’injustice, à l’oppression et aux privations dont souffre le peuple palestinien, afin de lui permettre de recouvrer ses droits légitimes sur sa terre », a-t-il ajouté.

Dans ce sillage, le ministre d’Etat a insisté sur plusieurs questions, réaffirmant « la position constante de l’Algérie en faveur du peuple palestinien et de sa juste cause, ainsi que sa pleine disponibilité à s’engager dans toute démarche sincère et toute action responsable visant à permettre au peuple palestinien de jouir de l’intégralité de ses droits nationaux ».

Il a également souligné que l’Algérie insiste sur le fait que « la cessation de l’agression ne doit pas constituer une fin en soi, mais doit plutôt marquer le début d’un véritable processus politique, car une paix qui ne met pas fin à l’occupation n’est pas une paix, et un règlement qui ne débouche pas sur l’établissement de l’Etat palestinien n’est pas un règlement pérenne ».

« Les crimes de l’occupant israélien ne se sont pas limités aux frontières des territoires palestiniens occupés, mais se sont étendus à la Syrie, au Liban et à d’autres pays de la région, en violation flagrante de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale », a-t-il averti. Réitérant sa condamnation de ces pratiques, il a insisté sur « la nécessité de mettre fin à l’occupation de l’ensemble des territoires arabes et de mettre un terme aux violations et chantages israéliens éhontés ».

« Il est d’autant plus déplorable de constater que ces violations interviennent à un moment où la région du Moyen-Orient et du Golfe connaît une grave escalade, ayant porté atteinte à sa stabilité, menacé sa sécurité et épuisé les ressources et les capacités de ses Etats et de ses peuples », a-t-il poursuivi. « Une telle conjoncture impose de faire prévaloir la raison, d’appeler à la retenue et de s’en remettre à la logique et à la sincérité du dialogue », a-t-il soutenu.

Au terme de son allocution, M. Attaf a souhaité voir « les efforts diplomatiques actuellement déployés se traduire en solutions acceptables, à même d’apaiser les tensions, de restaurer la stabilité escomptée dans la région et de permettre aux pays arabes et musulmans de vivre dans la sécurité et la prospérité, avec une exploitation optimale de leurs potentialités et de leurs capacités ».

(APS)

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