AlgerieEurope

NAPEC 2026 : L’Algérie, ce pays dont l’Europe ne peut pas se passer

Plusieurs partenaires européens ont souligné, à l’occasion de la 14e édition du Salon et Conférence sur l’énergie et l’hydrogène en Afrique et en Méditerranée, NAPEC 2026, l’importance du partenariat énergétique avec l’Algérie et l’intérêt croissant pour le corridor méridional de l’hydrogène, connu sous le nom de projet « SoutH2 Corridor ». Ils ont également mis en avant les nombreux atouts dont dispose l’Algérie pour jouer un rôle de premier plan dans le développement de l’hydrogène vert, notamment sa position stratégique, ses infrastructures et son expérience dans le secteur de l’énergie.

L’Union européenne souligne le potentiel de l’Algérie dans l’hydrogène vert

L’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a affirmé que l’Algérie dispose d’atouts lui permettant de jouer un rôle de premier plan dans le développement de l’hydrogène vert.

Dans des déclarations à AL24NEWS, en marge de la 14e édition du NAPEC, le diplomate européen a notamment mis en avant la position stratégique de l’Algérie, ses infrastructures et son expérience dans le domaine de l’énergie.

Diego Mellado Pascua a qualifié d’« essentiel et important » le projet de corridor méridional de l’hydrogène « le projet SoutH2 Corridor », reliant l’Algérie à la Tunisie, à l’Italie, à l’Autriche et à l’Allemagne.

Il a également décrit l’Algérie comme un partenaire « stratégique » et « fiable » de l’Europe dans le domaine de l’énergie, soulignant la profondeur des relations énergétiques entre les deux parties.

L’Algérie est aujourd’hui le deuxième fournisseur de gaz de l’Europe par gazoduc, tandis que l’Union européenne constitue, dans son ensemble, le principal client du gaz algérien.

Pour l’ambassadeur européen, cette relation constitue une base solide pour élargir et approfondir le partenariat aux énergies renouvelables et à l’hydrogène vert.

L’Allemagne fait état d’un « grand » intérêt européen pour le corridor

L’intérêt européen pour le projet a également été souligné par l’ambassadeur d’Allemagne en Algérie, Georg Felsheim.

S’exprimant à AL24NEWS en marge de NAPEC 2026, le diplomate a fait état d’un « grand » intérêt pour le corridor méridional de l’hydrogène, aussi bien de la part des entreprises européennes que du côté algérien.

Il a souligné la nécessité de passer désormais à la phase de concrétisation de cette infrastructure, appelée à permettre l’acheminement de cette nouvelle ressource énergétique vers l’Europe à partir de l’Algérie.

L’ambassadeur allemand a par ailleurs rappelé l’excellence des relations bilatérales entre Alger et Berlin, marquées par une série de visites de haut niveau depuis juillet.

Il a notamment cité la récente visite en Algérie du secrétaire d’État allemand chargé de l’Énergie et des Affaires économiques, venu participer à la conférence ministérielle consacrée aux corridors verts et à l’hydrogène vert.

Qualifiant le projet de « vaste » et de moyen et long terme, Georg Felsheim a estimé que le corridor n’en est encore qu’à ses débuts, tout en insistant sur l’importance de faire désormais avancer sa concrétisation.

Les Pays-Bas souhaitent rejoindre l’« Alliance Algérie-Europe pour l’hydrogène vert »

La dynamique autour de l’hydrogène vert intéresse également les Pays-Bas.

L’ambassadrice des Pays-Bas en Algérie, Elisabeth Ann Loeffema, a annoncé l’intention de son pays de rejoindre l’initiative « Alliance Algérie-Europe pour l’hydrogène vert ».

Dans des déclarations à AL24NEWS, elle a indiqué que les discussions se poursuivaient entre les deux pays et exprimé l’espoir de parvenir à un mémorandum d’entente sur l’hydrogène vert et l’énergie en général dans les prochaines semaines.

L’ambassadrice néerlandaise s’est également félicitée de la dynamique des relations commerciales entre les deux pays, dont le volume des échanges a dépassé trois milliards d’euros en 2025.

Elle a rappelé, à ce titre, l’accueil d’une délégation algérienne de haut niveau à Rotterdam en mai dernier, à l’occasion du Sommet mondial de l’hydrogène.

La Slovénie souhaite renouveler ses contrats d’approvisionnement en gaz algérien

Au-delà de l’hydrogène vert, le gaz naturel demeure un élément central des relations énergétiques entre l’Algérie et plusieurs pays européens.

L’ambassadrice de Slovénie en Algérie, Urška Kramberger Mendak, a ainsi affirmé que l’Algérie couvre jusqu’à 50 % des besoins de la Slovénie en gaz.

Elle a fait part de la volonté de son pays de renouveler les contrats d’approvisionnement avec l’Algérie à l’avenir, soulignant l’importance de cette coopération pour Ljubljana.

Selon la diplomate, les entreprises concernées sont déjà en phase de discussions avec Sonatrach et d’autres sociétés afin d’examiner les perspectives de cette coopération et son prolongement pour les prochaines années.

La Slovénie considère ainsi le gaz algérien comme un élément majeur de son partenariat énergétique avec l’Algérie.

La Croatie veut devenir une plateforme pour les approvisionnements algériens vers l’Europe centrale

La Croatie souhaite, de son côté, renforcer son rôle dans les échanges énergétiques entre l’Algérie et l’Europe centrale.

L’ambassadeur de Croatie en Algérie, Ljubo Zelalić, a affirmé la volonté de son pays de devenir un partenaire énergétique important de l’Algérie dans cette région, tout en qualifiant Sonatrach de « géant énergétique » et de partenaire fiable.

Il a rappelé que la Croatie coopère avec Sonatrach, notamment dans le domaine du gaz naturel liquéfié, et qu’elle a réceptionné plusieurs cargaisons de gaz algérien depuis 2024.

Zagreb souhaite désormais renforcer cette coopération en s’appuyant notamment sur ses infrastructures, en particulier le port de Rijeka, afin de contribuer à l’approvisionnement des pays d’Europe centrale en gaz algérien.

L’ambassadeur croate a également souligné les perspectives offertes par l’hydrogène et exprimé l’ambition de son pays d’élargir sa coopération avec Sonatrach aux domaines du gaz, des carburants et des futurs projets énergétiques.

Une dynamique énergétique appelée à se renforcer

Les déclarations des représentants européens recueillies en marge de NAPEC 2026 mettent ainsi en évidence l’importance croissante du partenariat énergétique avec l’Algérie.

Du gaz naturel à l’hydrogène vert, en passant par les énergies renouvelables, les perspectives de coopération tendent à se diversifier, avec le corridor méridional de l’hydrogène appelé à occuper une place importante dans cette nouvelle dynamique.

Grâce à sa position géographique, ses infrastructures et son expérience énergétique, l’Algérie apparaît ainsi comme un partenaire stratégique pour l’Europe dans l’évolution de ses approvisionnements et le développement de nouvelles sources d’énergie.

AL24NEWS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page