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Mexique : l’Onu dénonce détentions arbitraires et extorsions de migrants

Plus de 240.000 migrants ont été placés en centres de rétention au Mexique au premier semestre, dans de nombreux cas au-delà du délai légal, a dénoncé vendredi un Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire.

« Nous avons constaté qu’un nombre significatif de migrants (…) sont détenus au-delà de la limite de 36 heures établie par la Constitution (mexicaine) », a indiqué lors d’une conférence de presse Ganna Yudkivska, membre de la mission onusienne qui enquête depuis 11 jours dans les Etats du Chiapas (sud), de Morelos (centre) et de Nuevo Leon (nord).

« Des mineurs, dont certains à peine âgés de 10 ans ont été placés en rétention », malgré les « réformes juridiques du Mexique contre la détention d’enfants migrants », a-t-elle précisé.

Dans ces centres, les migrants ont « des restrictions de mouvement car des portes métalliques verrouillées séparent les salles de séjour des espaces en plein air », ont fait remarquer les enquêteurs.

Quarante migrants d’un centre de rétention de Ciudad Juarez (nord), à la frontière avec le Texas (Etats-Unis), sont morts le 27 mars dans un incendie, incapables de fuir en rais on de ce type de portes verrouillées.

« Les autorités doivent prêter une attention particulière pour s’assurer que toutes les personnes détenues ont accès à des espaces extérieurs (et) à des escaliers de secours », a-t-il été souligné.

Les rapporteurs onusiens ont également dénoncé l’extorsion dont sont victimes « les migrants vulnérables » par « des fonctionnaires, y compris des fonctionnaires de police ».

« S’ils paient, ils sont autorisés à poursuivre leur chemin. S’ils ne paient pas, ils sont placés en détention », a affirmé Matthew Gillett, membre du groupe d’experts. Il a appelé « les autorités mexicaines à éradiquer ces pratiques ».

 

Agences

 

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